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(ESPACE) La Lune pourrait-elle avoir sa propre lune ?

12 janvier 2021 – Si autour de notre Lune, n’orbite pas une autre lune, cela peut-exister autour d’autres planètes. C’est ce que Sean Raymond du Laboratoire d’astrophysique de Bordeaux et Juna Kollmeier de l’Institut Carnegie en Californie affirment, même si les calculs ont été, pour le moins, difficiles. En effet, Jérémie Vaubaillon, de l’Observatoire de Paris précise : « il suffit de 3 corps en interaction (étoile, planète, lune) pour que les orbites soient extrêmement compliquées à calculer sur le long terme, car de nombreuses instabilités apparaissent. Ajouter un quatrième corps, la sous-lune, ne fait qu’empirer le problème ».

ÇA TOURNE OU ÇA SE DISLOQUE

L’astrophysicienne américaine Juna Kollmeier et Sean Raymond, l’astrophysicien Américain travaillant à Bordeaux, ont pu délimiter les zones stables et moins stables pour pour savoir si une lune secondaire, « sous-lune », pouvait orbiter autour d’une lune principale. Si la « sous-lune » est trop éloignée de sa lune, elle sort de la « sphère de Hill ». Celle-ci délimite l’influence de la gravitation d’un astre en présence d’un autre corps plus massif. Si la « sous-lune » est trop rapprochée, elle sera sous la « limite de roche » et les contraintes la fera, à terme, se disloquer. Sean Raymond explique « il faut donc que la sous-lune orbite entre ces deux limites, de préférence dans la partie interne de la zone : elle serait alors perturbée, mais si peu, qu’elle pourrait rester stable pendant des milliards d’années ». L’astrophysicien américano-bordelais précise que très peu de lunes du système solaire pourraient accueillir (théoriquement) une autre lune : Titan et Japet qui orbitent autour de Saturne, Callisto qui tourne autour de Jupiter et la Lune de notre planète. Certe, aucune « sous-lune » n’existe au sein de notre système solaire mais Sean Raymond et Juna Kollmeier pensent qu’ils auraient en exister par le passé. Par exemple, la chaîne de montagnes qui parcourt l’équateur de Japet aurait tout à fait pu être formée par une chute de morceaux d’une « sous-lune » qui, passant sous la limite de Roche, se serait déchirée. Alors que certains chercheurs trouvent de plus en plus d’exoplanètes, voilà donc une nouvelle quête : la recherche de « sous-lunes ».

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Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(TECHNOLOGIE) Des galets connectés vont analyser les cours d’eau !

27 février 2021 – Dans les Hautes-Pyrénées, près de la ville de Beaucens, ce sont 900 galets connectés, tous équipés de puces RFID,  qui viennent d’être disposés sur les bords de la rivière « Gave de Pau ».

Les roches vont permettre aux experts de pouvoir mieux expliquer un phénomène courant dans les territoires montagneux, comme les Pyrénées : le déplacement des sédiments durant les fortes crues, un mouvement pouvant avoir des conséquences importantes sur les territoires touchés.

COMPRENDRE LES LIENS ENTRE ÉLÉMENTS LIQUIDES ET SOLIDES

Depuis 2019, la communauté d’agglomération « Tarbes-Lourdes Pyrénées » (PVLG), mise sur des technologies, toujours plus innovantes, afin de tenter de mieux analyser ce phénomène de déplacements de sédiments. Benoît Thouary, chargé de mission au service inondation de la PVLG, explique cela : « L’ambition est de mobiliser les nouvelles technologies d’observation et de mesure pour mieux comprendre les corrélations entre les débits liquides et solides ».

Ce projet, nommé O2H, pour « Observation et Outils de gestion de l’Hydromorphologie des gaves » a déjà permis l’installation de six stations fixes pour étudier l’évènement, autour de l’ancien lac des Gaves. « Les galets communicants viennent compléter le dispositif » déjà existant, relève Benoît Thouary. « L’objectif est de surveiller l’évolution morphologique des cours d’eau et d’établir des modèles prédictifs de transport des solides », précise-t-il.

Cliché des galets connectés.

Afin de l’accompagner dans ses missions de recherches, la communauté d’agglomération, peut également compter sur l’appui de plusieurs partenaires, réunis dans un consortium, composé du fournisseur d’électricité, EDF ; d’une startup locale de Hautes-Pyrénées, Oxygone, spécialisée dans les outils de surveillances des cours d’eau connectés, et de Tetraedre France, une entreprise proposant des équipements d’acquisition et de télétransmission autonomes adaptés pour l’eau et les milieux naturels.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-01-12T16:20:08+01:0012 janvier 2021|

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