28 juin 2022 – L’énigme fut signalée pour la première fois en 1912 par un certain Fred Meyer Schroder. A l’époque, ce commerçant américain voyageait à travers la province du Shaanxi avec un guide. Dans son journal de voyage, il avait fait une description détaillée ce qu’il voyait, à savoir une pyramide géante d’environ 300 mètres de haut et près de deux fois cette taille, entourée d’un certain nombre de petits pyramides.

Située à plus de 100 km à l’extérieur de l’ancienne ville de Xi’an, parmi les forêts envahies par la végétation, s’élèvent des dizaines de monticules en forme de pyramides qui sont entourés de mystère depuis des milliers d’années.

monticule pyramidal chine

Des monticules de terre bien curieux.

AUTRE TÉMOIN

Trois décennies plus tard, le pilote de l’US Airforce James Gaussman fut fasciné par une structure « d’un blanc pur » repérée alors qu’il survolait l’Asie. A son retour, il dit que l’édifice observé faisait deux fois la taille de la Grande Pyramide d’Égypte.

« La chose remarquable était la pierre angulaire, un énorme morceau de matériau semblable à un bijou qui aurait pu être du cristal… Malheureusement, nous n’aurions pas pu atterrir, même si nous le voulions. Nous avons été frappés par l’immensité de la chose ».

Deux ans plus tard, le colonel Maurice Sheahan, le directeur de l’Extrême-Orient pour Trans World Airline, a rapporté la même expérience.

DES RECHERCHES DANS LES ANNÉES 90

Devant un tel mystère et la réticence des Chinois, au début des années 90, le chercheur allemand Hartwig Hausdorf s’est lancé à la recherche de cette pyramide, mais n’a pas réussi à la trouver. Il est juste tombé sur l’armée chinoise qui patrouillait méticuleusement dans la région. Aujourd’hui et grâce à Google Earth, toute personne disposant des bonnes coordonnées peut observer les artefacts archéologiques. On compte environ 40 pyramides connues, mais toutes ne sont pas facilement reconnaissables à l’œil nu.

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Certaines pyramides vues par Google Earth / © Google Earth

Recouvertes d’arbres et d’herbes, beaucoup datent de 8 000 ans. Pour les spécialistes, cette région est la version chinoise à la fois de Gizeh en Égypte et de la Vallée des Rois, en particulier.

UN ESSAI QUI FAIT PARLER

Au 17e siècle, un jésuite romain avait déjà écrit sur ces pyramides chinoises. Et en 1785, l’orientaliste et sinologue français Joseph de Guignes a écrit un essai dans lequel on peut lire « nous pouvons prouver que les Chinois sont une colonie égyptienne ».

Les archéologues occidentaux sont, à ce jour, réautorisés à enquêter sur les sites et certains ont affirmé que des photos montrent que des arbres ont été délibérément plantés pour garder le secret.

DES SÉPULTURES

Les experts théorisent sur le fait qu’il y a certainement des empereurs et des artefacts ensevelis sous les monticules qui éclipseraient la découverte de Toutankhamon par Howard Carter en 1922.

En 1974, alors que deux agriculteurs creusaient juste à l’extérieur de Xi’an, ils ont découvert la célèbre armée en terre cuite du premier empereur de Chine Qin Shi Huang.

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La célèbre armée du premier empereur de Chine Qin Shi Huang.

A l’époque le monde s’en était ému. Selon les légendes, l’Empereur aurait été enterré dans une véritable mini-ville avec des palais, des voitures, des trésors et tout ce dont il aurait besoin dans l’au-delà.

Selon l’archéologue Kristin Romey, rédactrice archéologue pour le National Geographic, le site est si important que les chercheurs « vont y creuser pendant des siècles ». Malgré tout, à ce jour, l’Empereur lui-même n’a jamais été retrouvé.

LE RETOUR DES TOURISTES

Pour la grande joie des touristes, les autorités ont ouvert des sites comme le mausolée de Han Yang Ling, mais personne n’est autorisé à les fouiller. Concernant les recherches archéologiques, elles ne seront pas massives car, comme le souligne le gouvernement de Xi Jinping, la technologie n’existe pas encore pour permettre de mener des fouilles dans les pyramides sans les endommager.

Le Dr Kristin Romey a fait remarquer :

« C’est vraiment intelligent ce qu’ils font. Pensez à toutes les informations que nous avons perdues uniquement sur la base des techniques d’excavation des années 1930… Nous aurions pu apprendre bien plus, mais les techniques de l’époque n’étaient pas celles que nous avons maintenant ». 

QUE LES ROIS REPOSENT EN PAIX

Autre point à souligner et qui peut bloquer les recherches : la culture chinoise de « vénération de la tradition ». Devant elle, les autorités pourraient décider de ne rien faire et de laisser leurs rois en paix.

Autre point de discorde entre experts, l’existence même de la pyramide blanche. Les archéologues ne sont pas d’accord, à la fois sur l’emplacement et la faisabilité d’une structure aussi monumentale. Pour le moment, le mystère reste entier.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr Source The Archeologist)

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