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(AÉRONAUTIQUE) Et si les pistes des aéroports étaient circulaires ?

3 mai 2021 — Et si les pistes d’aéroport étaient rondes comme des circuits de course  automobile? Cette idée, peu conventionnelle, est issue d’un projet Endless Runway, qui veut démontrer que les pistes circulaires auraient de très nombreux avantages pour les compagnies aériennes.

On doit cette idée au chercheur néerlandais Henk Hesselink et à ses partenaires du National Aerospace Laboratory aux Pays-Bas.

Une piste traditionnelle présente plusieurs inconvénients, dont le plus important est le vent de travers. Si le vent souffle fort et perpendiculairement à la direction de la piste, l’avion peut avoir de sérieux problèmes au décollage et à l’atterrissage. Avec des vents particulièrement forts, certaines pistes sont fermées et les avions sont redirigés, provoquant une cascade de retards.

COMME UN CIRCUIT DE FORMULE 1

Si la piste est circulaire, alors l’avion a la possibilité de décoller dans n’importe quelle direction. De plus, de nombreux avions pourront utiliser cette piste ronde en même temps.

Bien sûr, vous ne pouvez pas simplement faire un grand cercle concret sur le terrain et résoudre ainsi tous les problèmes. Une telle piste devrait vraiment ressembler à une piste de course, ce qui signifie qu’elle devra être construite avec un angle afin que les avions ne volent pas hors de la piste dans les virages. Henk Hesselink a déjà calculé que son diamètre sera environ de 3,5 km de diamètre avec une circonférence de  10 km.

UNE NOUVELLE CONCEPTION D’AÉROPORT

Pour mettre un place ce nouveau système, il sera nécessaire de revoir complètement la conception des aéroports, il devra être lui aussi rond avec de nouveau système d’accès.

Pour tester si une telle conception pouvait s’appliquer à un grand aéroport, les chercheurs se sont appuyés sur  les statistiques et les schémas de vol de l’aéroport Charles de Gaulle à Paris, qui dispose de quatre pistes, et, à l’aide de simulations informatiques, ont prouvé qu’une piste circulaire pouvait fournir le même nombre de décollages et d’atterrissages. De plus, la superficie nécessaire au fonctionnement ne sera pas supérieure, mais inférieure aux besoins actuels.

Le fait que les avions à l’atterrissage n’auront pas à faire face au vent, signifie que les compagnies aériennes économiseront sur le carburant et les passagers – sur le prix des billets.

Certes, Henk Hesselink comprend qu’aucun des aéroports modernes ne suivra son plan, car cette forme de piste nécessite un changement radical de toute l’infrastructure (il suffit de regarder la photo d’un tel aéroport). Mais sur les îles où il y a peu de terres et dans les petits aéroports, cette conception est tout à fait appropriée.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-05-03T14:49:21+02:003 mai 2021|

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