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AÏCHA KANDISHA : la légende de la sorcière marocaine

5 août 2020 – Vous n’avez peut-être pas entendu parler d’elle, mais Aïcha Kandisha est une femme bien connue des pays d’Afrique du Nord. Entre la légende et la réalité, qui est cette femme qui séduirait les hommes égarés pour les enlever et les tuer, voir les dévorer ?

Femme d’une très grande beauté, la légende d’Aïcha Kandisha veut que celle-ci erre la nuit à la recherche d’hommes égarés dans des lieux isolés afin de les charmer pour les tuer. Certaines versions du mythe s’accordent même à dire qu’elle les dévorait.

ENTRE LA CHIMÈRE ET LA SIRÈNE ANTIQUE

Aïcha, au-delà d’être une femme à la beauté irréfutable, serait une femme hybride. Selon les différentes versions, elle serait une femme avec des jambes de dromadaire, de chèvre ou même d’âne, dans d’autres, elle serait une chèvre à jambes de femme avec des mamelles particulièrement longues. Elle apparaît, selon les versions, près des rivières et des points d’eau, mais toujours la nuit.

Cette apparence étonnante donnait toutefois à Aïcha la capacité de séduire les hommes au point de les en rendre fous. Aucun homme ne pourrait résister à son charme en la voyant, ou même en s’entendant appelé par elle.

Cela vous rappelle quelque chose ? Effectivement, Aïcha ressemble beaucoup aux sirènes de la Grèce Antique, ces femmes aux corps d’oiseaux dont le chant rendait fou les marins qui se jetaient à la mer pour les retrouver et finissaient par se noyer.

DAME BLANCHE ?

Au-delà des sirènes, Aïcha Kandisha fait aussi penser aux dames blanches occidentales. Celles-ci n’ont peut-être pas de jambes de chèvres, mais elles errent aux bords des routes où elles s’en prennent aux hommes seuls au volant de leur voiture.

SE PROTÉGER D’AÏCHA

Comment peut-on résister au pouvoir d’Aïcha ? Là encore, cela dépend des versions. Dans certaines, si l’homme qu’elle tente de charmer la reconnaît, il peut lui résister et le charme n’a pas d’effet sur lui. Dans d’autres, il faut planter une lame (couteau, poignard…) de fer ou d’acier dans le sol, ce qui ferait fuir la Djennia (féminin de Djin) et protège la victime.

ORIGINE RÉELLE ?

La Légende d’Aïcha Kandisha se retrouve majoritairement au Maroc, mais aussi en Algérie. Elle est vivace chez les berbères, les peuples nomades et semi nomades.

Mais il s’avère qu’Aïcha Kandisha serait potentiellement une femme qui aurait réellement existé. En effet, le terme de « Kandisha » est une déformation locale du mot « condessa » qui signifie « comtesse » en portugais. Entre le 16e et 18e siècle, les portugais étaient présents au Maroc, notamment sur le littoral qu’ils avaient complètement sous contrôle.

Aïcha aurait été une femme de l’époque qui, pour des raisons différentes selon les versions, se serait servie de ses charmes pour tuer les envahisseurs portugais qui s’en prenaient au peuple marocain.

Margaux Naudin (rédaction btlv.fr)

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RETOUR SUR LA LUNE : les rayons cosmiques sont très dangereux pour la santé des astronautes !

26 septembre 2020 — La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo: le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la NASA veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.

Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l’expérience menée par l’alunisseur Chang’e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (ISS).

« Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur l’ISS », dit  Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l’université de Kiel et coauteur de l’étude. « Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois », dit-il de façon conservatrice, en précisant que cela prenait en compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour.

Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives.

La mesure se fait avec l’unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.

Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l’ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l’intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre.

Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l’atmosphère, mais cette protection s’amoindrit avec l’altitude.

« Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d’un vol entre New York et Francfort », ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.

La Nasa veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l’envoi du premier humain sur Mars.

Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d’épaisseur de sol lunaire.

rédaction btlv.fr 

2020-08-05T17:02:39+02:005 août 2020|

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