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29 juin 2020 : En 2050, nous serons presque 10 milliards à fouler le sol de la Terre. Il va falloir faire face à des bouleversements climatiques sans précédent, des problèmes énergétiques et d’alimentation. La diminution des terres cultivables pourrait trouver un palliatif. Des chercheurs envisagent la culture

directement dans l’eau de mer. Comme l’indique une étude de l’Université de Sheffield (Royaume-Uni) en 2015, nous avons perdu un tiers des terres arables quatre décennies seulement. La dégradation des sols est notable et l’augmentation du niveau de la mer augmente le taux de sel des rivières qui permettent l’irrigation des champs. Les pluies se faisant de plus en plus rares en raison du dérèglement climatique, ce que l’on appelle le “lessivage” naturel des sols n’est plus suffisant pour désaliniser les terres. Devant ce qui s’annonce comme un désastre, des chercheurs tentent de trouver des solutions.

Parmi celles-ci, la culture en pleine mer comme on peut le lire dans l’article de Wired du 17 juin 2020. La start-up anglaise Agrisea travaille actuellement à l’isolement des cellules souches de plantes telles que le riz et édite leurs gènes en y insérant une séquence ADN. Riz génétiquement modifié, il pourrait être cultivé dans des fermes flottantes en Afrique, là où dans de nombreux pays, un tiers de l’eau douce est impactée par la salinisation. Agrisea n’est pas la seule société à travailler sur la problématique. Seawater opte, en Écosse, pour la création de marais salés qui permettent de cultiver des « haricots de mer » sur des terres agricoles endommagées.

Si cela paraît totalement fou, le pari doit absolument être gagné, car à l’échelle de la planète 30 ans ce n’est pas grand-chose. 2050 c’est demain.

Bob Bellanca (source Wired)