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ANTARCTIQUE : 11 nouvelles colonies de manchots découvertes par satellite

6 août 2020 – Grâce à des images satellite de l’Antarctique, des chercheurs ont trouvé 11 nouvelles colonies de manchots sur le continent, ce qui augmente la population mondiale de manchots de 5 à 10%.

11 nouvelles colonies de manchots empereurs viennent d’être découvertes en Antarctique, cela fait 61 colonies au total pour cette espèce et augmente leur population d’environ 10%. C’est grâce à des images satellite prisent par Sentinel-2 que ces oiseaux ont été repérés, deux ans après la découverte d’une colonie de 1,5 million de manchots Adélie également cachés en Antarctique.

L’information a été publiée sous forme d’étude dans la revue scientifique Remote Sensing in Ecology and Conservation. Le Dr Peter Fretwell, auteur principal de l’étude et géographe du British Antarctic Survey explique qu’il s’agit d’une très bonne nouvelle pour la planète et l’espèce.

GUANO OR NOT GUANO ?

Les images sur lesquels se sont basés les scientifiques provenaient du satellite Sentinel-2 qui est lui-même issu du programme européen Copernicus. À l’aide des images, l’équipe du Dr Fretwell a identifié des traces de guano, déjections des manchots, sur la banquise qui indiquent la présence plus ou moins proche d’une colonie.

On se doutait déjà de l’existence de trois d’entre elles et ces images ont permis de confirmer l’hypothèse, mais le Dr Fretwell explique que les huit autres étaient une surprise. Ces colonies se sont regroupées sur de la glace qui s’est formée autour d’icebergs situés en eaux peu profondes. Elles sont donc à 180 km au large de l’Antarctique pour être tout fait précis.

ESPÈCE « QUASI-MENACÉE »

On ignore toujours de combien d’individus ces colonies sont constituées, les images satellite n’étant pas assez précises, mais les scientifiques s’accordent à dire que ces colonies sont relativement petites et que l’ensemble augmenterait la population de manchots empereurs d’environ 10%.

Ils alertent cependant sur le fait que le réchauffement climatique est une menace qui pèse toujours sur les manchots, un animal classé comme « quasi-menacé », et que ces colonies se trouvent dans des zones susceptibles de disparaître avec la fonte des glaces. Ces zones sont particulièrement importantes notamment en ce qui concerne la reproduction de l’espèce. Selon des études publiées dans la Wiley Online Library, 80% des colonies de manchots en Antarctique sont appelés à disparaître à hauteur de 90% d’ici 2100 à cause du réchauffement climatique.

Margaux Naudin (Rédaction btlv.fr)

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RETOUR SUR LA LUNE : les rayons cosmiques sont très dangereux pour la santé des astronautes !

26 septembre 2020 — La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo: le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la NASA veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.

Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l’expérience menée par l’alunisseur Chang’e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (ISS).

« Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur l’ISS », dit  Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l’université de Kiel et coauteur de l’étude. « Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois », dit-il de façon conservatrice, en précisant que cela prenait en compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour.

Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives.

La mesure se fait avec l’unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.

Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l’ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l’intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre.

Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l’atmosphère, mais cette protection s’amoindrit avec l’altitude.

« Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d’un vol entre New York et Francfort », ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.

La Nasa veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l’envoi du premier humain sur Mars.

Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d’épaisseur de sol lunaire.

rédaction btlv.fr 

2020-08-06T15:27:59+02:006 août 2020|

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