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1erdécembre 2019 — Ni palmiers ni sable fin… Des corps à moitié nus s’enfoncent dans une eau glaciale devant des manchots interloqués: horizon longtemps hors d’atteinte, l’Antarctique est devenu un terrain de jeu pour touristes, au risque de précipiter sa métamorphose.

« C’est comme des coups de couteau ». Transi dans son maillot, Even Carlsen, un barbu norvégien de 58 ans, sort d’un bain d’à peine 3°C sur l’île Half Moon, à la pointe de la péninsule antarctique.

Autour, des blocs de glace en forme de cocotte en papier, d’origami ou même d’amphithéâtre flottent, photogéniques, sur une mer d’huile. Sur le rivage, une équipe médicale veille.

Surfant sur la soif de nouveauté d’une clientèle fortunée et saisie d’un sentiment d’urgence à découvrir des contrées menacées par le dérèglement climatique, les croisières s’aventurent dans des recoins toujours plus éloignés et sauvages.

Continent de tous les superlatifs -le plus froid, le plus venteux, le plus sec, le plus reculé, le plus désert, le plus inhospitalier…-, l’Antarctique, à la fois stérile et bouillonnant de vie, est aujourd’hui une destination de choix.

Pour beaucoup, c’est la dernière frontière. Une frontière qu’il faut à tout prix atteindre avant qu’elle ne disparaisse sous sa forme actuelle.

« Ce n’est pas une plage typique, mais c’est génial », s’enthousiasme Even Carlsen après son « plongeon polaire » sous le 62e parallèle Sud.

Le téméraire Scandinave est l’un des 430 passagers embarqués sur le Roald Amundsen, premier navire de croisière à propulsion hybride au monde, venu croiser dans l’océan Austral quelques mois seulement après sa sortie des chantiers navals.

Rédaction btlv.fr (source AFP)