fbpx

(ANTHROPOLOGIE) Le crâne d’un ancêtre humain éloigné s’est transformé en réponse au changement climatique

18 novembre 2020 — on a découvert le premier cas de microévolution chez des ancêtres humains lointains. Les fouilles, menées par des archéologues australiens dans une grotte en Afrique du Sud, ont permis de découvrir le crâne d’un cousin éloigné, il date de 2 millions d’années. L’analyse a montré, que cette espèce a subi quelques changements au cours d’une courte période : un phénomène connu sous le nom de microévolution.

Le crâne trouvé appartient au Paranthropus robustus, le « cousin » de l’Homo erectus. Auparavant, les chercheurs pensaient que les mâles étaient nettement plus gros que les femelles. Cette dichotomie est bien connue chez certains primates modernes tels que les gorilles, les orangs-outans et les babouins. Cependant, le fossile trouvé indique que les différences attribuées au sexe sont en fait liées à la microévolution. Cette espèce a évolué rapidement lors du changement climatique.

Les scientifiques ont scanné le crâne, nommé DNH 155, et ont créé un modèle informatique 3D. Puis ils l’ont comparé à d’autres crânes de Paranthropus robustus. Il s’est avéré que le DNH 155 était significativement plus petit que les autres spécimens appartenant à des mâles. En fait, sa taille était comparable à celle d’un crâne de femme.

Les chercheurs pensent que le crâne DNH 155 appartient aux primates antérieurs et que l’espèce a évolué au fil du temps. Ce changement anatomique est le premier exemple de microévolution chez les premières espèces d’hominidés.

Il y a environ 2 millions d’années, le climat en Afrique du Sud a radicalement changé, il et est devenu plus sec. La végétation est devenue plus rare. S’adaptant au changement climatique, le crâne de Paranthropus robustus s’est littéralement déformé, changeant la position des dents.

Selon les chercheurs, de tels changements morphologiques sont en effet probablement le résultat de l’adaptation de Paranthropus robustus à un climat variable. À cette époque, l’Afrique du Sud était alors humide et luxuriante, et commençait à devenir plus sèche et plus aride. Aussi, les membres de cette espèce ont évolué de manière à pouvoir se nourrir de plantes plus coriaces.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

(Crédits Jesse Martin et David Strait)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(OVNI) Un contact avec une IA extraterrestre est plus plausible qu’avec un E.T.

23 juin 2021 — Selon l’astronome américain Seth Shostak, si on entre un jour en contact avec une civilisation extraterrestre, il est peu probable que ce soit des « petits hommes verts ».

Dans un article paru dans  The Guardian , Seth Shostak, astronome senior du  SETI, une association qui recherche l’intelligence extraterrestre, soutient que les extraterrestres sont plus susceptibles d’être de l’intelligence artificielle (IA) quand se produira le premier contact.

En revanche Seth Shostak est sceptique au sujet du rapport du Pentagone sur les observations de L’US Navy qui sera dévoilé en principe le 25 juin.

Shostak  et ses collègues recherchent  la vie extraterrestre, y compris des êtres intelligents.  Aujourd’hui, c’est une période passionnante, car la vie extraterrestre est maintenant largement discutée à l’approche du rapport très attendu du Pentagone sur les soi-disant phénomènes aériens inexpliqués.

« Je pense qu’il est très probable qu’il y ait des extraterrestres dans notre galaxie. Mais je ne crois pas qu’ils s’aventurent dans notre espace aérien. Pas maintenant ni dans le passé », écrit le scientifique.

À la recherche des formes de vie dans l’Univers

Selon Shostak, les extraterrestres ne ressembleront pas à des « petits hommes verts », dont l’image est apparue partout dans la culture populaire.

« Il est peu probable que tous les extraterrestres qui viennent sur notre planète soient des formes de vie à base de carbone, qu’ils soient poilus ou chauves. Leurs capacités cognitives ne seront probablement pas soutenues par la masse spongieuse de cellules que nous appellerions le cerveau. Ils iront probablement au-delà de l’intelligence biologique et, probablement, au-delà de la biologie elle-même », explique l’astronome.

Shostak pense que les extraterrestres ne se déplaceront pas eux-mêmes sur Terre. Parceque cela pourrait  prendre des générations entières pour couvrir les distances énormes d’un système stellaire à un autre. Il est peu probable qu’un voyage aussi long « plaise aux passagers biologiques qui mourront  bien avant d’atteindre leur destination ». Cependant, on peut l’envisager sans problème pour des machines. En mars dernier Bob Bellanca avait reçu Seth Shostak, vous pouvez regarder cette émission en replay en cliquant ici.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-11-18T15:36:52+01:0018 novembre 2020|

Actus susceptibles de vous intéresser