fbpx

(ARCHÉOLOGIE) Découverte en Chine de miroirs vieux de 2000 ans en parfait état

16 avril 2021 — Plus de 80 miroirs vieux de plus de 2000 ans ont récemment été exhumés sur un site de tombes de la dynastie des Han de l’Ouest, situé dans la Nouvelle zone de Xixian, dans la province du Shaanxi. De nombreux miroirs n’ont conservé que leur éclat, mais dans l’un d’eux, vous pouvez voir encore la lumière.

C’est dans la ville de Gaozhuang dans la province du Shaanxi que les scientifiques ont découvert plus de 400 tombes, qui appartenaient probablement à l’élite de l’époque. En plus des tombes, une collection de poteries et d’objets en bronze a également été découverte.

Miroirs en bronze datant de la dynastie des Han  Photo © Sina Weibo

À LINTÉRIEUR DES TOMBES

De plus, une équipe d’archéologues est tombée sur tout un trésor de miroirs. Ils gisaient dans les tombes des hommes et des femmes. Les miroirs variaient en taille de sept centimètres à 22 centimètres et étaient placés près de la tête ou du haut du corps des squelettes à l’intérieur des tombes. L’un des miroirs représente quatre caractères chinois qui signifient «la maison de la prospérité».

On pense que c’est pendant la dynastie Han que la création de miroirs a commencé à se développer. Pendant cette période (202 avant JC – 25 après JC), la production des miroirs a fortement augmenté. Les artisans les ont  créés à l’aide de moules en terre, ce qui a permis d’ajouter des détails  plus complexes et des inscriptions sur les miroirs.

Cette nouvelle découverte a stupéfait les archéologues car certains des miroirs, qui ont été finement restaurés, restent toujours brillants et très réfléchissants malgré le fait qu’ils ont été enterrés sous terre il y a 2000 ans.

« Ces miroirs nouvellement découverts sont de grandes références pour les archéologues pour étudier plus avant la culture matérielle des périodes de la dynastie des Han. Ils sont également d’excellents exemples du goût esthétique de la Chine ancienne et possèdent à la fois des valeurs historiques et artistiques », selon l’archéologue de Xi’an.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(SCIENCE) Les humains pourraient développer un sixième sens

12 mai 2021 — Les humains, on le sait, ont des sens très limités. Nous ne pouvons pas sentir aussi bien que les chiens, voir autant de couleurs que les crevettes mantes ou trouver le chemin de la maison en utilisant les pôles magnétiques de la terre comme les tortues de mer. Toutefois, d’après les scientifiques, il y a un sens animal que nous pourrions bientôt maîtriser : l’écholocation à l’instar des chauves-souris. C’est ce que vient de démontrer, en laboratoire, une équipe de scientifiques japonais. Leurs travaux montrent que les humains peuvent utiliser l’écholocation, autrement dit « la capacité à localiser des objets par le son ». Ces mêmes chercheurs sont certains qu’une telle technique sensorielle

pourrait nous aider à « voir » dans l’obscurité. Dans tous les cas suffisamment pour pouvoir nous y déplacer.

COMME LE FONT LES CHAUVES-SOURIS

Pour se déplacer, les chauves-souris envoient des ondes sonores aiguës sous des angles distincts qui rebondissent à différents intervalles de temps. Cela les aide à en savoir plus sur la géométrie d’un environnement, la texture ou le mouvement d’un objet. Si nous pouvions agir de la même façon, cela élargirait notre vision du monde tel que nous le connaissons comme l’exprime Miwa Sumiya, chercheuse au Centre de l’information neuronale d’Osaka au Japon et auteure d’une nouvelle étude (ndlr : disponible seulement en Anglais) publiée sur Plos One : « Examiner comment les humains peuvent acquérir de nouvelles capacités de détection pour reconnaître des environnements à l’aide de sons [c’est-à-dire, l’écholocation] peut conduire à la compréhension de l’adaptabilité du cerveau humain ». La chercheuse en est certaine : « Nous sommes également en mesure de mieux comprendre les stratégies de détections d’autres espèces [comme les chauves-souris] en les comparant aux connaissances acquises dans les études sur l’écholocalisation humaine ».

DES TESTS GRANDEUR NATURE

Pour tenter de valider cette théorie, l’équipe de Sumiya a créé une simulation élaborée. Les chercheurs ont réunis dans un première pièce des volontaires à qui ils ont donné une paire d’écouteurs et deux tablettes différentes. L’une pour générer leur signal d’écholocation synthétique et l’autre pour écouter les échos enregistrés.

Dans une deuxième pièce, non visibles par les participants, deux cylindres 3D de forme étrange tournaient ou restaient immobiles. Les 15 sujets ont été invités à lancer des signaux d’écholocation via leur tablette. Les ondes émises par impulsions, sont allées rebondir dans la deuxième pièce sur les cylindres 3D. La chercheuse signale qu’il a fallu faire preuve de créativité pour transformer les ondes sonores en quelque chose que les participants humains ont pu reconnaître. Les chercheurs ont demandé aux participants de déterminer si les échos qu’ils entendaient provenaient d’un objet immobile ou en rotation. Ils ont pu identifier de manière fiable les deux cylindres en rotation en utilisant les signaux d’écholocation variant dans le temps qui rebondissaient sur les cylindres. En revanche, les participants ont eu plus de mal à identifier la forme des cylindres fixes. Les chercheurs affirment que leurs travaux prouvent que les humains, comme les chauves-souris, sont capables d’interpréter les objets par le son. Dans un avenir proche, les ingénieurs pourraient intégrer cette technologie dans nos téléphones portables, les montres connectées ou dans nos lunettes. Une technologie qui pourrait faciliter le déplacement de personnes malvoyantes.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-16T11:06:06+02:0016 avril 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser