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(ARCHÉOLOGIE) Des anciens peuples ont migré plusieurs fois d’Afrique vers l’Arabie

3 septembre 2021 — Des chercheurs viennent de découvrir l’étonnante histoire  de ce qui est aujourd’hui l’Arabie saoudite. On sait maintenant que des personnes vivaient déjà sur la péninsule arabique il y a 400 000 ans. De véritables trésors archéologiques ont été découverts à cet endroit, alors que la présence de l’homme était très mal connue.

Une équipe internationale d’archéologues a exhumé des milliers d’outils en pierre qui témoignent de nombreuses vagues de migration humaine à cet endroit. Sur le site de l’oasis de Jubba dans le désert de Nefoud au nord de la péninsule arabique, les chercheurs ont identifié six périodes près d’un grand  lac, dont cinq coïncident avec la découverte d’artefacts. Les outils en pierre ont été fabriqués par les premiers humains il y a environ entre 400 000 et 55 000 ans.

UN CLIMAT QUI A RACICALEMENT CHANGÉ

Les auteurs de l’étude notent que les résultats ont  révéler des changements dans la culture humaine. Les scientifiques ont découvert des exemples de la culture acheuléenne de la « hache à main » des technologies du Paléolithique inférieur et du Paléolithique moyen avec des éclats de pierre.

Les archéologues n’excluent pas qu’à une certaine époque la région ait pu être constituée de divers groupes ou hominidés venus à ces endroits à la fois d’Afrique et d’Eurasie. Aujourd’hui, le désert du Nefoud est une région très aride, mais il était une fois la région couverte de pâturages luxuriants.

Cela a probablement été possible en raison des phases périodiques d’augmentation des précipitations qui ont formé des milliers de rivières et de lacs. « Trouver des fossiles de grands mammifères au milieu de ce désert aride est une expérience unique », écrivent les auteurs. « La chose la plus remarquable a été la découverte de plusieurs fragments d’os d’hippopotame. Actuellement, leur zone d’habitation est limitée aux régions humides d’Afrique, et leur présence dans le désert du Nefoud au cours des 400 000 dernières années est une preuve convaincante que la péninsule arabique était beaucoup plus humide dans le passé qu’elle ne l’est aujourd’hui.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(FOSSILE) Un paresseux géant retrouvé en Guyane

27 octobre 2021 – Quatre mètres, quatre tonnes. Aussi lourd qu’un éléphant. Trouver le squelette d’un paresseux géant en Guyane est une première en France. L’espèce a disparu il y a 12 000 ans.

C’est le paléontologue Pierre-Olivier Antoine qui est à l’origine de la découverte… Dans une mare de boue, dans la région de Maripasoula, à la frontière du Suriname. “Il est très difficile de trouver des fossiles en Guyane à cause de l’acidité des sols et du couvert forestier”, explique ce professeur à l’Université de Montpellier.

Des vestiges ont déjà été trouvés en Patagonie, au sud de l’Argentine, mais jamais dans le département français. Pendant une semaine, six paléontologues ont déterré plusieurs os dont des maxillaires et des mandibules, en plein cœur de la forêt amazonienne. L’espèce a rapidement été identifiée : c’est un Eremotherium laurillardi. Un herbivore qui, contrairement à son descendant actuel, ne se déplaçait qu’à terre et non dans les arbres… Ce que l’on comprend aisément lorsqu’on pèse plusieurs tonnes…

La trouvaille est une aubaine pour la Guyane. Les paléontologues espèrent retrouver des restes d’autres animaux ayant vécu en même temps que le paresseux géant. Les fossiles ont été présentés à certains collégiens guyanais.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-09-03T16:29:46+02:003 septembre 2021|

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