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(ARCHÉOLOGIE) Des archéologues ont trouvé la tombe d’un roi devenu ermite

27 juillet – Des archéologues de la Royal Agricultural University (RAU) ont découvert dans le Derbyshire une habitation dans une grotte, qui daterait du début du IXème siècle. Une habitation qui aurait la particularité d’avoir servi de demeure pour un roi anglo-saxon qui fut poussé à l’exil et devint un ermite.

A l’origine, les archéologues qui ont fait la découverte pensaient que la grotte datait du XVIIIème siècle. Cela est dû au fait que les grottes, taillées dans la roche de grès tendre, dataient souvent du XVIIIe siècle. Mais une étude de l’Université de Bristol, a montré que ces grottes sont plus susceptibles de dater du début du Moyen Âge. Ce fut donc pour eux une surprise des plus intéressante, car du fait de son ancienneté, cette grotte est devenue l’un des plus anciens intérieurs domestiques intacts jamais trouvés au Royaume-Uni. Une grotte qui aurait d’ailleurs été aménagée avec soin puisque les archéologues avec l’aide d’un drone et d’une étude des détails architecturaux ont pu reconstituer le plan d’origine de trois salles et d’une chapelle.

Le roi qui aurait vécu en ermite dans cette grotte se nommait Eardwulf de Northumbrie. Il est devenu ermite après avoir été banni pour des raisons mystérieuses en 806, avant d’être enterré en 830, à 8 km de la grotte. Ce dernier fut d’ailleurs par la suite sanctifié, c’est donc un roi saint. En raison de similitudes architecturales avec les bâtiments saxons et en se basant sur une documentation historique, les archéologues ont acquis la conviction que cette grotte a été construite ou agrandie pour abriter le roi en exil. Il convient cependant de préciser qu’Eardwulf n’était pas un véritable ermite, mais plutôt le chef d’une communauté qui le considérait comme un saint de son vivant. À l’heure actuelle de nouvelles analyses scientifiques et archéologiques sont en cours mais quoi qu’il en soit cette grotte constitue clairement une découverte archéologique majeure. 

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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(ARCHÉOLOGIE) Des sandales en or ont été découvertes dans une tombe égyptienne antique

25 septembre 2021 –  Des archéologues égyptiens ont récemment découvert des sandales en or dans une tombe où reposent plusieurs reines égyptiennes. Des objets rares qui étaient autrefois réservés aux nobles égyptiens.

C’est dans une tombe où reposent plusieurs reines égyptiennes, que des archéologues ont découvert ces chaussures anciennes également assorties de petits capuchons pour orteils. Des objets précieux qui étaient dédiés à certaines femmes de la noblesse égyptienne dans le cadre de leur enterrement. C’était pour ainsi dire les chaussures de leurs funérailles. Ce n’est pas la première fois qu’on retrouve des paires de ce type dans une tombe égyptienne. Le cas le plus célèbre est celui des épouses du pharaon Thoutmosis III, un souverain de la XVIIIe dynastie qui avait fait enterrer toutes ses épouses avec des sandales d’or. D’après les archéologues, la plupart de ces sandales datent de la 18ème dynastie du Nouvel Empire qui correspond à environ 1550 à 1290 avant notre ère, une période durant laquelle le célèbre Toutankhamon a régné.

DES SANDALES D’OR AU RÔLE SYMBOLIQUE

Le but supposé de ces artéfacts était de protéger les extrémités du corps lors de l’inhumation. En effet, parmi les sépultures royales, ces riches sandales dorées étaient souvent occupées par de petits bonnets dorés pour les doigts et les orteils. C’est ce qu’on appelle les stalles des doigts et des orteils. Ils protégeaient les extrémités de la momie lors de l’enterrement. Selon les anciennes croyances égyptiennes, les morts étaient censés être ensevelis sous forme de corps complets, comprenant parfois des membres prothétiques. C’était d’ailleurs quelque chose de très important dans la tradition funéraire égyptienne antique. Puisque à défaut d’or, les dépouilles royales ont également été enterrées avec des stalles de moindres métaux et même d’argile. Ainsi, si cette découverte n’a rien de nouveau, cela n’en reste pas moins une trouvaille magnifiquement bien conservée.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-07-27T10:57:25+02:0027 juillet 2021|

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