fbpx

(ARCHÉOLOGIE) Des chercheurs ont trouvé la preuve que l’homme fabriquait des vêtements il y a 120 000 ans

20 septembre 2021 – Dans le site archéologique de la Grotte des contrebandiers situé au Maroc, les archéologues ont trouvé des fragments d’os qui prouvent que l’homme fabriquait des vêtements il y a 120 000 ans.

C’est une découverte qui s’est révélée fastidieuse puisque l’équipe de chercheurs qui a fait la découverte a dû examiner 12 000 fragments d’os pour parvenir à cette conclusion. Parmi cette multitude de fragments, ils ont trouvé plus de 60 os d’animaux qui ont été façonnés en outils par des humains et qui ont servi à fabriquer des vêtements, il y a entre 120 000 et 90 000 ans. Déjà à l’époque, il semblait y avoir une vraie technique pour la confection des vêtements avec différents outils pour différentes tâches. Les archéologues ont en effet découvert plusieurs objets à l’extrémité arrondie qui ont été fabriqués à partir de côtes de bovidés. Ils ont également identifié trois espèces de carnivores dont les os présentaient des marques d’écorchure tel que le renard famélique, le chacal doré et le chat sauvage. Quoi qu’il en soit, tout porte à croire que ces derniers étaient dépecés afin que leurs os servent à travailler la fourrure.

DES VÊTEMENTS DONT LE RÔLE DEMEURE UN MYSTÈRE

Si les archéologues ont désormais la conviction qu’il y a 120 000 ans déjà, on fabriquait des vêtements.  Cependant, plusieurs mystères entourent ces vêtements très anciens. Tout d’abord, ils ne connaissent pas l’apparence de ces vêtements. Ils ignorent également la fonction qu’ils pouvaient avoir. Pour eux, soit ils étaient utilisés pour se protéger du froid, soit ils étaient portés de manière symbolique lors de pratiques rituelles. Néanmoins, la première hypothèse est privilégiée, car ces vêtements étaient composés majoritairement de matières comme le cuir et la fourrure et ont donc pu se révéler très utile contre des conditions très rudes. Quoi qu’il en soit, cette découverte montre que chaque année, nous en apprenons plus sur le quotidien de nos ancêtres.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-20T15:41:34+02:0020 septembre 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser