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(ARCHÉOLOGIE) De vieux graffitis utilisés pour éloigner le mal ont été découverts dans un moulin anglais

27 août 2021 – Dans un moulin du Leicestershire en Angleterre, des archéologues ont découvert une quarantaine de graffitis assez spéciaux. Une découverte atypique, car ces graffitis qui ont été créées entre le XVIIIe et le XIXe siècle étaient conçues pour éloigner les sorcières et les démons.

Ces marques, destinées à lutter contre les forces du mal, ont été trouvées dans le moulin Kibworth Harcourt. Un bâtiment classé et unique puisqu’il s’agit le dernier des plus de 200 moulins à pivot qui existaient autrefois dans la région. Les gravures ont donc vraisemblablement été faites par des meuniers afin de les protéger eux et le moulin contre les forces du mal. La découverte de ces graffitis est intéressante comme le souligne l’archéologue anglais James Wright « Ces marques sont importantes, car elles montrent une réelle croyance en Satan et les démons ont duré beaucoup plus tard qu’on ne le pense parfois ». En effet, certains datent du XIX, une époque où ce genre de pratique est censé être en déclin. Au total, 264 graffitis ont été trouvés dans le moulin et une quarantaine d’entre eux étaient dédié à lutter contre les forces du mal. Ces derniers prenaient en général la forme de cercles, de rosaces, de grilles ou de marques de brûlure.

DES GRAFFITIS QUI PERMETTENT DE RETRACER L’HISTOIRE DE CE MOULIN

Ces graffitis n’ont pas été posés en une seule fois, bien au contraire. La plupart de ses gravures se trouvent au premier et au second étage du moulin. Elles ont été faites pour la plupart à la fin du XVIIIe et au XIXe siècle. Leur étude a d’ailleurs permis d’identifier certains de leurs auteurs. On a notamment William Ward Smith, le fils du meunier et propriétaire des lieux ainsi que Charles Smith. Ce moulin était donc une affaire familiale. On peut donc voir ces graffitis comme une tradition qui s’est transmise durant plusieurs générations, et que par conséquent certaines croyances et superstitions ont également été transmises. Notons cependant un grand nombre d’auteurs demeurent inconnus, mais cela étant dit ces graffitis permettent aux archéologues de mieux comprendre l’histoire de ce moulin. Un Moulin qui devrait être réhabilité et donc redevenir opérationnel d’ici décembre et entamer ainsi un nouveau chapitre de son histoire.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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(FOSSILE) Un paresseux géant retrouvé en Guyane

27 octobre 2021 – Quatre mètres, quatre tonnes. Aussi lourd qu’un éléphant. Trouver le squelette d’un paresseux géant en Guyane est une première en France. L’espèce a disparu il y a 12 000 ans.

C’est le paléontologue Pierre-Olivier Antoine qui est à l’origine de la découverte… Dans une mare de boue, dans la région de Maripasoula, à la frontière du Suriname. “Il est très difficile de trouver des fossiles en Guyane à cause de l’acidité des sols et du couvert forestier”, explique ce professeur à l’Université de Montpellier.

Des vestiges ont déjà été trouvés en Patagonie, au sud de l’Argentine, mais jamais dans le département français. Pendant une semaine, six paléontologues ont déterré plusieurs os dont des maxillaires et des mandibules, en plein cœur de la forêt amazonienne. L’espèce a rapidement été identifiée : c’est un Eremotherium laurillardi. Un herbivore qui, contrairement à son descendant actuel, ne se déplaçait qu’à terre et non dans les arbres… Ce que l’on comprend aisément lorsqu’on pèse plusieurs tonnes…

La trouvaille est une aubaine pour la Guyane. Les paléontologues espèrent retrouver des restes d’autres animaux ayant vécu en même temps que le paresseux géant. Les fossiles ont été présentés à certains collégiens guyanais.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-08-27T11:59:13+02:0027 août 2021|

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