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(ARCHÉOLOGIE) Des jarres remplies d’or et d’émeraudes ont été découvertes dans un temple en Colombie

24 septembre 2021 – Une équipe d’archéologues a découvert huit jarres en céramique remplies d’or, d’argent et d’émeraudes, dans un temple de la ville antique de Muisca en Colombie.

Ces huit jarres sont âgées de  600 ans, ce sont des “ofrendatarios”, et étaient destinés autrefois à servir d’offrandes. En général, elles contiennent des émeraudes et des figurines métalliques dont certaines ressemblent à des serpents, d’autres encore ressemblent à des personnes portant des coiffures et des armes. Elles ont été fabriquées par les Muiscas, l’une des quatre grandes civilisations d’Amérique du Sud. Les Muiscas étaient un peuple dont la civilisation était prospère à l’époque et qui étaient célèbres pour leurs compétences en fabrication de métal. Selon certains archéologues, ces jarres remplies de trésor étaient probablement liées aux divinités vénérées par les Muiscas ou au culte des ancêtres.

DES OFFRANDES QUI AURAIENT PU INSPIRER LE MYTHE DE L’EL DORADO

Il est possible que ces jarres pleines de trésor soient en partie responsables de l’émergence de la légende d’El Dorado, la légendaire cité d’or. En effet, selon les archéologues, les conquistadors auraient rapidement été interpellés par la richesse des Muiscas, alors qu’il n’y avait pas de mines d’or à proximité. À cela s’ajoute le fait que les Muiscas avaient une tradition dans laquelle un chef apparaissait couvert d’un onguent contenant des particules d’or. Cet ensemble de pratiques lié à l’or pourrait être à l’origine de ce mythe. Les conquistadors qui ont conquis la région entre 1537 et 1540 ont été témoins de ces cérémonies et de la tradition des ofrendatarios. Ils ont donc pu croire qu’une immense source d’or se trouvait en territoire Muisca, ce qui pourrait expliquer l’émergence du mythe de l’El Dorado.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-24T11:36:16+02:0024 septembre 2021|

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