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(ARCHÉOLOGIE) Égypte, découverte de nouvelles constellations dans un temple

22 novembre 2020 — Lors d’une restauration, des centaines de peintures et d’inscriptions ont été retrouvées dans un temple égyptien bâti il y a deux siècles, mais également une nouvelle découverte surprenante, l’existence de nouvelles constellations.

DES CONSTELLATIONS INCONNUES

Plusieurs archéologues égyptiens et allemands se sont rendus au temple d’Esna situé à 55 km au Sud de Louxor, sur la rive Ouest du Nil.

La découverte de ces peintures et inscriptions colorées pourrait nous mettre sur la piste de certaines constellations encore inconnues de notre civilisation et qui daterait d’il y a deux millénaires. Les croyances religieuses et spirituelles sont relatées dans ce monument via des inscriptions en hiéroglyphes sur le ciel nocturne. Leur vision du cosmos est inscrite sur le célèbre « plafond astronomique » au cœur du temple.

L’égyptologue Christian Leitz de l’Institut d’études du Proche-Orient ancien de l’université de Tübingen a découvert les noms donnés aux constellations par les Égyptiens antiques lors de recherches avancées. Les 15 restaurateurs ont pu prendre en photo tous les éléments indispensables pour dévoiler les écritures et peintures sous les couches des suies qui s’épaissaient depuis 2 000 ans. Le vestibule original est le seul élément encore intact, il est plus connu sous le nom de « pronaos ».

La structure située devant un temple mesure 37 mètres de long sur 20 mètres de large et 15 mètres de haut, date du règne de l’empereur Romain Claude (41–54 ap. J.-C.).

Le premier égyptologue à avoir fouillé le temple était français, Serge Sauneron (1927–1976) a déduit que les inscriptions étaient en noir et blanc à cause du manque de technique et de produits chimiques. Heureusement, grâce à la technologie moderne, le temple a pu être nettoyé et toutes les couleurs qui ornaient les murs sont apparues.

Morgane Nenert (rédaction btlv.fr)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-11-22T00:34:22+01:0022 novembre 2020|

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