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(ARCHÉOLOGIE) Il y a 200 000 ans, des enfants réalisaient la première œuvre d’art rupestre

21 septembre 2021 — Des archéologues ont découvert une série d’empreintes de mains et de pieds découvertes dans le village de Quesang, au Tibet. Cela pourrait réécrire la chronologie de l’histoire de l’art.des empreintes de mains et de pieds sur le plateau tibétain. Selon les chercheurs, ces dessins  ont été réalisés il y a environ 200 000 ans, et pourraient être la première œuvre d’art humaine.

Dans une étude publiée dans la revue Science Bulletin , des archéologues de l’Université de Guangzhou, en Chine, et de l’Université de Bournemouth, au Royaume-Uni, estiment que ces empreintes datant de 169 000 à 226 000 ans, et  sont les plus anciennes traces d’art pariétal jamais découvertes.

Les scientifiques  ont réussi à établir le moment de la création des empreintes à l’aide d’une méthode radiométrique basée sur la désintégration de l’uranium présent dans le calcaire.

© Science Bulletin

Par comparaison, les plus anciennes peintures pariétales connues ont été découvertes sur l’île indonésienne de Sulawesi et datent de 39 900 et 43 900 ans.

Les empreintes – cinq des mains et cinq des pieds – ont été faites dans la boue  près d’une source chaude. Sur la base de la taille des gravures, les chercheurs estiment que les artistes – deux enfants – avaient environ 7 et 12 ans. Probablement, les empreintes ont été laissées par Homo sapiens, bien que les chercheurs n’en soient pas sûrs. Si les empreintes n’ont pas été laissées par  Homo sapiens, les hypothèses sur l’âge des artistes peuvent s’avérer incorrectes. L’époque où les empreintes ont été laissées coïncide avec la datation des restes de l’Homme de  Denisova qui ont été trouvés.

© Science Bulletin

« On peut imaginer des enfants qui jouent dans la boue près d’une source d’eau chaude. On peut les voir placer leurs mains et leurs pieds avec précaution pour former des empreintes qui ont été préservées pendant des milliers d’années avant que nous ne les trouvions », explique dans un communiqué le Pr Matthew Bennett de l’Université Bournemouth au Royaume-Uni.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-21T14:37:58+02:0021 septembre 2021|

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