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(ARCHÉOLOGIE) Les scientifiques ont dévoilé le dernier repas de l’Homme de Tollund

22 juillet 2021 — L’homme de Tollund actuellement conservé au musée de Silkeborg après avoir été retrouvé dans le Jutland au Danemark, portait encore autour du cou la cordelette avec laquelle il avait été étranglé ou pendu. Dans le cadre d’une nouvelle étude, les experts ont pu découvrir ce que l’homme a mangé la dernière fois avant son exécution. Pour les scientifiques, la vie quotidienne de nos ancêtres est une source d’informations primordiales.

L’homme de Tollund est le cadavre naturellement momifié d’un homme mort entre 375 et 210 av. J.-C., découvert  en 1950 au Danemark dans la tourbière de Tollund . Son parfait état de conservation a tout d’abord fait croire à une mise à mort récente. Les experts pensent qu’il aurait pu être un criminel ou aurait puêtre sacrifié dans le cadre d’une pratique rituelle « pour plaire aux  dieux ».

LA MOMIE PARFAITEMENT CONSERVÉE DEPUIS 1950

À l’heure actuelle, les scientifiques mènent la deuxième étude du système digestif humain de  l’homme de Tollund. Pour la première fois depuis 71  ans, le contenu de l’intestin a été analysé lors d’un examen médico-légal. Les scientifiques ont découvert des traces de céréales et de plantes sauvages. Lors de l’autopsie en 1950, les intestins étaient encore préservés et le contenu du tube digestif de l’estomac à l’anus n’avait pas été touché.

La nouvelle analyse a révélé plus de détails. Il s’est avéré que la dernière fois, l’homme a mangé du poisson avec de la bouillie à base d’orge, des graines de lin et d’une sorte de sarrasin. Le repas a probablement eu lieu entre 12 et 24 heures avant le décès. Les scientifiques ont également découvert que l’homme avait plusieurs infections parasitaires. Très probablement qu’il a mangé de la viande insuffisamment cuite et qu’il  a bu de l’eau contaminée.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-07-22T15:06:30+02:0022 juillet 2021|

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