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(ARCHÉOLOGIE) Pyramide ou dolmen, une nouvelle découverte au Liban brouille les pistes

28 janvier 2021 — Très belle découverte archéologique dans le Nord du Liban. C’est lors d’une randonnée qu’un guide de montagne près du village de Akroum a repéré une structure en forme de pyramide et très bien conservé. Cette structure aurait près de 4 000 ans. De trois mètres de haut, elle est construite en calcaire blanc, alors que la plupart des monuments funéraires recensés dans la région sont en basalte noir.

UNE RÉGION VISITÉE PAR LES PHARAONS

Selon l’historien Imad Younis « les pharaons d’Égypte ayant visité la région s’étaient probablement inspirés des sépultures de Akroum pour construire leurs pyramides », lors d’une déclaration faite auprès de l’Agence nationale d’information (ANI). Une découverte qui se situe non loin de la frontière syrienne, et qui a été rapporté par de nombreux médias comme le Times ou Ancient Origins, spécialisé dans l’archéologie.

Pour les dernières découvertes archéologiques en Égypte, retrouvez tous les  mois « Les mystères de l’Égypte »  avec Antoine Gigal (réservé aux abonnés).

Les vestiges de la forteresse de Tell Arqa dans le Akkar. Photo sous licence Creative Commons

UNE BATAILLE DE SPÉCIALISTES

Contacté par L’Orient-Le jour, Sarkis Khoury, directeur général des antiquités (DGA), signale qu’en raison du confinement, aucun spécialiste n’a pu se rendre sur les lieux jusqu’à présent, et par conséquent, aucune étude scientifique n’a été mené pour accréditer l’hypothèse de M. Younis ainsi que la datation. Selon lui, « l’interprétation de cette découverte appelle à la circonspection ». « Il s’agit peut-être d’un genre de dolmen, comme ceux qu’on trouve sur le site de Menjez qui abrite la plus grande nécropole mégalithique du Liban », suppose-t-il. « Je peux vous garantir que ce n’est pas une pyramide », soutient de son côté l’archéologue Samar Karam, responsable du Liban-Nord à la DGA, ajoutant que « s’il s’agissait d’une structure funéraire, elle pourrait être une variante d’une tombe mégalithique ». « On ne peut pas toutefois juger à partir d’un cliché ; il faut au préalable observer scientifiquement l’objet pour l’interpréter. Mieux vaut donc attendre de se trouver sur place », souligne cette spécialiste.

DE NOMBREUX DOLMENS AU LIBAN

Des dolmens sont construits à l’aide de blocs de basalte, une roche volcanique très répandue au Liban. L’édifice est constitué d’une grosse dalle de couverture posée sur des pierres verticales qui lui servent de pieds, pareil à une gigantesque table. Les dalles de couverture peuvent atteindre deux mètres de diamètre et peser plusieurs tonnes. On accède à ces monuments  par le toit ou par un couloir desservant des chambres, de forme carrée, triangulaire ou rectangulaire, construites en pierre sèche : « Il s’agit de la plus grande nécropole mégalithique au Liban », avait déclaré l’archéologue Tara Steimer-Herbet. La majeure partie de ces découvertes proviennent essentiellement des fouilles effectuées par le père Tallon dès la findes années 1950, et ce jusqu’en 1969.La découverte de ces céramiques témoigne que la phase de construction des dolmens aurait commencé à la fin du chalcolithique (l’âge du cuivre, 4 500-3 500 av. J.-C.) et au début du bronze ancien (3 500-3 100 av J.-C.). « Puis ce phénomène s’essouffle au bronze ancien III (2 700-2 500 av J.-C.), comme dans la plupart des nécropoles du Proche-Orient. Les tombes ont été largement réoccupées au bronze moyen et à la période romaine », a précisé  la spécialiste.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ANTHROPOLOGIE) Les scientifiques auraient découvert, où et quand est apparu le premier Homo Sapiens?

24 février 2021 — Les premiers représentants du genre Homo sapiens sont apparus il y a environ 300 000 ans en Afrique, aujourd’hui nous avons des preuves.

Les premiers représentants d’Homo Sapiens sont apparus il y a 200 000 ans. C’est avant tout grâce à un climat favorable que l’Homo sapiens est apparu dans la région des  lacs Makgadikgadi, au sud du bassin du Zambèze dans l’actuel Botswana, en Namibie et  au Zimbabwe. Ce climat propice au développement de nos ancêtres a duré environ 70 000 ans. Puis une série de changements climatiques et tectoniques ont contraint la population à migrer. Les scientifiques identifient deux vagues principales d’établissements humains – il y a 130 000 ans dans le nord-est de l’Afrique et 110 000 ans dans le sud-ouest du continent.

PLUSIEURS  RACES HUMAINES SUR LA LIGNE DE DÉPART

Pendant ce temps là, certains sont restés sur place, mais l’Homo sapiens n’était pas le seul à fouler le sol de la Terre, ses cousins, les Néandertaliens et les Dénisoviens, parcourent déjà l’Eurasie depuis au moins 130 000 ans. Vers -100 000, en Asie du Sud-Est, les Hommes de Florès et de Callao prospèrent respectivement en Indonésie et dans les Philippines. Sans compter qu’existaient peut-être d’autres espèces, encore à redécouvrir.

C’est la génétique qui a permis à une équipe internationale de chercheurs dirigée par Vanessa Hayes de l’Australian Garvan Institute for Medical Research à Sydney de déterminer le lieu précis de cet apparition. Cela a été fait sur la base d’une analyse des génomes mitochondriaux des populations actuelles des pays sud-africains, au cours de laquelle 198 nouveaux mitogénomes rares ont été découverts.

Forts des données de cette étude, les scientifiques ont analysé des informations sur l’haplogroupe L0 – il s’agit de la première population connue de la science à ce jour d’humains modernes. Il y avait suffisamment de matériel génétique pour arriver à la conclusion que nos ancêtres sont apparus pour la première fois là où se trouvent maintenant le désert du Kalahari et le fleuve Okavango.

POURQUOI LHOMO SAPIENS EST-IL LE SEUL À AVOIR SURVÉCU?

C’est sans doute grâce à son cerveau complexe, avec ses 86 milliards de neurones, et volumineux – 1 350 centimètres cubes, jusqu’à six fois plus que celui d’un mammifère de taille équivalente que nous sommes toujours présents sur Terre. C’est le résultat d’un changement opéré par nos ancêtres dans leur manière de s’alimenter. Ils se sont mis à chasser, et la cuisson a permis une meilleure digestion des nutriments. Toutes ces améliorations ont permis au cerveau de se développer en élaborant de nouvelles techniques.

Mais il n’y a pas que le cerveau responsable du développement de l’homme moderne, selon une étude parue en novembre dernier dans Scientific Reports, Sapiens avait le pouce plus habile que son cousin le plus proche, l’Homme de Neandertal, grâce à une articulation moins plate, lui laissant plus de liberté pour saisir des objets avec précision. L’arrivée simultanée des techniques de fabrication des outils et la préparation des aliments nous ont apportés l’apport énergétique nécessaire à notre survie et à notre développement jusqu’à aujourd’hui.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2021-01-28T11:41:55+01:0028 janvier 2021|

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