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(ARCHÉOLOGIE) Un de nos ancêtres marchait comme un humain mais grimpait comme un singe

24 novembre 2021 – Il nous a fallu du temps avant de tenir sur nos deux jambes… Et ce processus a été long et progressif.

Il y a environ 7 millions d’années, nos ancêtres ont commencé à marcher sur deux jambes. Mais ce n’est qu’il y a 2 millions d’années que nous sommes devenus totalement bipèdes… Mais entre les deux, qu’est-ce qui s’est passé ?

DES ZONES D’OMBRE ÉLUCIDÉES ?

En 2015, on découvre les fossiles d’Issa. C’est une australopithèque dont les restes ont été retrouvés en Afrique du Sud.

Six ans plus tard, une nouvelle étude a été publiée sur eLife qui pourrait nous permettre de mieux comprendre notre évolution.

“Issa marchait plus ou moins comme un humain, mais pouvait grimper comme un singe”, explique Lee Berger, paléontologue à l’Université du Witwatersrand en Afrique du Sud.

En fait, le bas de son dos est assez différent des grands signes et de l’Homme de Néandertal. La courbature n’est pas la même. Chez nous, la partie inférieure de la colonne vertébrale est courbée vers l’intérieur, contrairement aux autres singes.

Cette courbe, c’est la lordose. Elle nous aide à supporter le poids de la partie supérieure de notre corps. La lordose d’Issa se trouverait à mi-chemin entre la nôtre et celle des grands signes.

Gabrielle Russo, de l’Université Stony Brook et co-auteure de l’étude fait remarquer une puissante musculature au niveau du tronc, sans doute liée à des “comportements arboricoles”. Issa aurait-elle un lien de parenté avec Tarzan ?..

Reproduction d’Australopithecus sediba dans un arbre. © NYU & Wits University

DES MYSTÈRES À RÉSOUDRE

Cependant, l’étude n’explique pas tout. Pourquoi avoir gardé, au fil du temps, notre bipédie ? Pourquoi avons-nous perdu notre capacité à grimper aux arbres ? Issa était une forme intermédiaire de notre évolution, reste à savoir pourquoi certaines de nos capacités ont disparu.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-24T17:36:15+01:0024 novembre 2021|

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