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(ARCHÉOLOGIE) Un mystérieux « temple du soleil » perdu depuis 4500 ans a été retrouvé le désert égyptien

16 novembre 2021 – Annoncée comme la « plus grande découverte depuis des décennies », il s’agit de celle d’un mystérieux temple solaire perdu depuis 4500 ans. Mise au jour par les archéologues, les vestiges antiques à Abu Gorab, au sud du Caire, seraient ceux de l’un des six temples solaires bâtis alors que les pharaons de la Ve dynastie étaient encore en vie pour leur accorder le statut de dieu. A ce jour seulement deux ont été trouvés.

Crédit : National Geographic/Windfall Films/MCPR

COMMENT ONT-ILS ÉTÉ DÉCOUVERTS ?

Des experts creusant au nord de la localité archéologique égyptienne Abusir ont d’abord trouvé les restes du temple du soleil construit par Nyuserre Ini, qui a régné pendant environ 30 ans au 25ème siècle avant JC. Des fouilles plus approfondies ont mis en lumière une base plus ancienne faite de briques de boue qui indiquait qu’un bâtiment existait auparavant sur le site. Les archéologues ont par la suite découvert la base, de 60 cm de profondeur, d’un pilier en calcaire blanc dont ils ont pensent que la structure d’origine était « assez gigantesque ». D’autres artefacts comme des pots de bière remplis de boue furent découverts. Pour les chercheurs c’est la preuve que l’ancien site était un temple. Interrogé sur cette découverte, le Dr Massimiliano Nuzzolo, professeur adjoint d’égyptologie à l’Académie des sciences de Varsovie, en Pologne, a déclaré : « Nous savions qu’il y avait quelque chose sous le temple de pierre de Nyuserre, mais nous ne savions pas s’il s’agissait simplement d’une autre phase de construction du même édifice ou d’un nouveau temple. Nous avons maintenant de nombreuses preuves que ce que nous fouillons ici est l’un des temples solaires perdus ».

Crédit : National Geographic/Windfall Films/MCPR

POUR QUI ONT-ILS ÉTÉ CONSTRUITS ?

C’est ici la véritable question qui reste sans réponse. Si les archéologues pensent qu’il fut construit pour un dirigeant de la même période, ils n’en sont pas certains. Pour rappel, seul un petit nombre de souverains ont bâti des temples solaires au nom du dieu « Ra » sur la rive ouest du Nil. Quant aux pharaons de la cinquième dynastie, ils ont régné du début du 25ème siècle avant JC au milieu du 24ème siècle avant JC. 

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-16T13:10:09+01:0016 novembre 2021|

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