fbpx

(ARCHÉOLOGIE) Un vase d’exception a été découvert en Saône-et-Loire

18 novembre 2020 – Durant les fouilles d’une nécropole, un vase 12 cm de haut et d’un diamètre de 16 cm, a été trouvé à Autun. C’est le premier exemplaire de vase en verre « entier », de la fin de l’époque romaine, découvert en France.

L’Inrap a mené des fouilles du mois de juin jusqu’à la mi-septembre, sur 1.300 m2 à Autun. Le site archéologique, haut lieu de la chrétienté médiévale depuis la fin de l’Antiquité est proche de l’église paléochrétienne de Saint Pierre l’Estrier. Ce site a delivré ses trésors. Dans cette zone, d’autres sépultures de la Gaule ont été découvertes par le passé.

230 SÉPULTURES ONT ÉTÉ FOUILLÉES

L’Inrap (l’Institut national de recherches archéologiques préventives) a annoncé que pendant les fouilles des 230 sépultures d’une nécropole, un vase « rarissime », orné de motifs décoratifs sculptés et rehaussés des lettres « Vivas feliciter » a été mis au jour. Seulement une quinzaine de vases diatrètes (en latin : vas diatretum), complets ont été retrouvés. Ce type de vase, en verre réticulé, du IVe siècle de l’époque romaine est considéré comme un aboutissement dans la technique du verre pour les réalisations de cette époque.

D’après Michel Kasprzyk de l’INRAP, le dernier exemplaire intact aurait été découvert dans les années 1970, à Taranes, dans les montagnes de Macédoine du Nord. Nicolas Tisserand, le responsable adjoint des fouilles a souligné : « la pièce est aujourd’hui conservée à l’abri de la lumière, dans des conditions drastiques de sécurité, avant d’être étudiée et minutieusement restaurée ».

DES TRÉSORS RETROUVÉS

D’autres objets « rares mais riches », ont été déterrés par les archéologues : des épingles en ambre, une bague en or et un anneau en or ciselé et sertie d’un grenat. Ils étaient protégés dans un sarcophage en grès.

De gigantesques cercueils en plomb contenaient des fragments de tissus de fil d’or.

D’autres trésors ont été retrouvés dans d’autres sépultures en pierre : encore des épingles, des anneaux en jais mais aussi des pièces de monnaie, des perles de verre bleu et une boucle de ceinture en bronze.

Michel Kasprzyk  raconte que « ces découvertes exceptionnelles, rarissimes, sont des pistes intéressantes pour l’étude de l’aristocratie d’Autun, précocement christianisée au début du IVe siècle ». Il a ajouté qu’elles « vont permettre d’illustrer et de corroborer des témoignages qui n’étaient alors connus que par les textes ».

L’histoire ne cesse de nous rappeler nos origines culturelles, que l’on vienne de France, de Navarre ou des contrées du monde entier. Qu’à t-on a apprendre d’elles sur notre époque actuelle ?

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(MYSTÈRE) L’expérience de Philadelphie sur l’invisibilité, Einstein y-a-t-il participé ?

15 janvier 2021 – Le 28 octobre 1943, le port de Norfolk aurait été le théâtre d’une expérience incroyable sur l’invisibilité. Dans cette histoire découverte par la grand public en 1984 dans le film intitulé « L’expérience de Philadelphie » tout doit être pris au conditionnel. Quand on enquête sur les documents et les rapports de l’armée, on remarque de grandes zones d’ombres.

L’histoire nous ramène en 1943. Cette année-là, l’armée américaine aurait décidé de faire un test grandeur nature sur l’un de ses navires, l’USS Eldridge. Baptisé jusqu’à aujourd’hui « L’expérience de Philadelphie », le test aurait mal tourné. Avec pour nom de code « Rainbow Project », il aurait été abandonné suite à la mort et la disparition inexpliquée de plusieurs militaires. Ce décor une fois planté nous amène à regarder de plus près le déroulé des évènements qui constitue toute cette histoire.

Comme mentionné un peu plus haut, si le grand public va découvrir le présumé test dans un film Hollywoodien sorti en 1984 sous le titre de « L’expérience de Philadelphie » le premier à avoir évoqué cette expérience, est un certain Morris Ketchum Jessup qui le fera dans un livre. Diplômé d’astronomie de l’université du Michigan, l’homme était connu pour avoir publié des ouvrages traitant de la gravitation mais aussi des phénomènes OVNIs. Dans cette histoire et pour lui, tout commence au printemps 1955. À cette époque il reçoit plusieurs lettres d’un ancien militaire prénommé Carlos Miguel Allende qui souhaite lui fournir des informations confidentielles. L’homme prétend avoir été témoin en 1943 dans le port de Norfolk, de l’apparition du contre torpilleur USS Eldridge. Il raconte, dans ses missives, que depuis le pont du navire marchand où il se trouvait (le SS Andrew Furuseth), il a vu l’USS Eldridge se matérialiser devant lui avec des marins à son bord. Intrigué – qui ne le serait pas par ce qu’il lit ? – Morris K Jessup va enquêter pendant plusieurs mois. Ce qu’il va trouver va l’inciter à révéler « l’expérience », dans un livre dans lequel il parle pour la premier fois du fameux « Rainbow Project ».

LE BUT DE L’EXPÉRIENCE

Si on sait que les militaires du monde entier sont friands de nouvelles technologies, celle espérée cette fois par l’armée Américaine dépassait l’entendement. Le livre de Jessup nous apprend que le but de l’expérience était de rendre invisible l’USS Eldridge, avec des hommes à son bord, et de le dématérialiser avant de téléporter du port de Philadelphie à celui de Norfolk en Virginie, à 320 kilomètres de là.

L’USS Eldridge (DE-173) vers 1944

Menée par la Marine militaire américaine le 28 octobre 1943, elle aurait eu des conséquences désastreuses. Des marins seraient devenus invisibles, d’autres fous, et certains auraient même fusionné avec la carlingue du bateau. Devant un tel fiasco, et pour éviter les fuites, les militaires auraient procédé à des opérations de lavage de cerveaux sur tout l’équipage.

LE RESPONSABLE DE L’EXPÉRIENCE

Cette expérience qui ne fut jamais retentée, on la devrait au Dr. Franklin Reno qui, d’après ce que l’on sait de ses travaux, aurait démontré l’existence de ce que les savants nomment des distorsions spatio-temporelles. Ceux qui ont suivi l’affaire de près disent que l’USS Eldridge aurait voyagé dans le temps durant une dizaine de minutes. A ce jour, personne n’est en mesure de dire si ce qu’affirme Morris K Jessup est vrai mais quand son livre sort en 1955, la rumeur va vite courir : L’US Navy aurait testé la possibilité de téléporter ses navires d’un endroit à un autre !

Devant les réactions provoquées par l’ouvrage, la Marine va commencer par démentir ce que l’auteur révèle mais les déclarations n’étant pas très affirmées, on aura la sensation que l’armée américaine est embarrassée, voire qu’elle cherche à dissimuler pas mal de choses. Vraie ou fausse expérience, Morris K Jessup sera convoqué en 1957 à Washington. Interrogé à l’office militaire de recherches navales, il dû expliquer comment il avait eu accès aux informations contenues dans son livre. C’est lors de cette audition que l’on apprendra l’existence de Carlos Miguel Allende. L’armée va tout faire pour le retrouver, allant même aller jusqu’à éditer, via une société basée au Texas, 127 exemplaires du livre de Jessup. Cela peut paraître étrange mais ils espéraient l’obliger à se manifester. Ils n’arriveront jamais à mettre la main dessus. Devant tant d’efforts déployés, ceux qui ne croient pas à la version officielle vont se poser cette question : Si l’expérience de Philadelphie n’a jamais eu lieu alors, pourquoi les militaires s’agitent autant ?

Devant les questions qui viennent de partout, les militaires vont livrer leur version de faits sur le « Rainbow Project ». Pour calmer la rumeur, la Marine va jusqu’à publier le journal de bord complet de l’USS Eldridge. On peut y lire, preuve à l’appui, qu’entre le 18 octobre et le 1er novembre 1943, le navire était basé à New-York et qu’il est donc impossible qu’il fut l’objet d’une telle expérience à Philadelphie. Malgré tous les efforts de la marine américaine, un élément reste contenu dans le livre : des marins de ce navire ont bien disparu, au cours de missions de combat et en aucun cas au cours d’une expérience classée secret-défense. On voit bien ici toutes les zones d’ombres qui permettent aux nombreux chercheurs de penser qu’une expérience à bien eu lieu. L’armée a beau se justifier, un autre évènement va contribuer à nourrir les soupçons de mensonges. Le 20 avril 1959, quelques jours seulement avant de faire de nouvelles révélations au sujet de l’expérience de Philadelphie de 1943, Morris Jessup, 59 ans, est retrouvé mort en Floride, asphyxié dans sa voiture dans un parc de Miami. Officiellement il se serait suicidé.

L’ENQUÊTE SUR SA MORT

Interrogé par les autorités, l’un de ses proches, le Dr Manson Valentine, dira que Jessup se sentait menacé. D’après le docteur, Jessup se disait suivi et craignait pour sa vie. Sa mort va alimenter les soupçons et surtout la rumeur d’une expérience secrète qui aurait mal tourné à Philadelphie. L’auteur n’ayant pas eu le temps de faire de nouvelles révélations sur l’affaire, il va falloir attendre 25 ans avant d’en savoir plus.

L’HISTOIRE NE S’ARRÊTE PAS LÀ

Si aujourd’hui on sait avec certitude qu’Alfred Bielek n’était pas sur l’USS Eldridge en décembre 1943, on va quand même découvrir, en novembre 2000, que des expériences ont bien été menées cette même année sur des navires de guerre, dans le port militaire de Philadelphie. C’est l’US Navy, elle-même, qui va le confirmer. Le 28 novembre 2000 elle va révéler et publier les conclusions d’une enquête sur une véritable expérience menée le 28 octobre 1943, dans le port de Philadelphie. Cela va donner un rapport dans lequel elle confirme bien l’existence d’un « Rainbow Project », sauf que celui-ci désigne en réalité un plan d’attaque militaire établi en décembre 1941 visant l’Allemagne nazie et ses alliés.

Le fameux rapport indique que toutes les déclarations des témoins de l’affaire furent passées au peigne fin. L’enquête aurait porté sur les lieux, les dates et les noms des bateaux. Les carnets de Bord, les certificats de navigation et même des films d’archives vont prouver que l’USS Eldridge n’a pas disparu du port de Philadelphie et encore moins le 28 octobre 1943. On apprend aussi grâce au rapport, l’existence bien réelle du fameux navire marchand SS Andrew Furuseth, depuis lequel Carlos Miguel Allende disait avoir assisté à l’apparition surnaturelle de l’USS Eldridge. C’est un nouveau rebondissement.

Le navire marchand SS Andrew Furuseth

Tout semble concorder pour apporter une preuve concrète, sauf que le 28 octobre 1943, date à laquelle l’expérience de Philadelphie aurait eu lieu, le SS Andrew Fureseth avait quitté Norfolk depuis 3 jours. Si on peut imaginer que tout nous ramène bien à une légende urbaine, quelque chose va quand même laisser planer le doute sur toute cette affaire. Dans le rapport en question, l’US Navy reconnait qu’en octobre 1943, dans le port de Philadelphie, la Marine a bien effectué des expériences sur des navires en matière d’invisibilité. Le mystère de « l’expérience de Philadelphie » reste entier.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2020-11-18T15:16:10+01:0018 novembre 2020|

Actus susceptibles de vous intéresser