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15 février 2019 — Surnommé le « Hubble russe », Spektr-R ne répond plus aux commandes du centre de contrôle. Cependant, l’Agence spatiale russe estime que cela n’est pas très grave, dans la mesure où le satellite continue d’orbiter de façon normale tout en transmettant des informations.

Par le biais d’un communiqué publié le 13 janvier 2018 par l’agence de presse TASS, Yuri Kovalev directeur de recherche de la mission Spektr-R (ou RadioAstron) a fait état d’une « perte » du satellite embarquant le télescope. L’intéressé a affirmé que la panne avait été confirmée lorsqu’un signal transmis depuis la Terre n’était pas parvenu à activer un transmetteur. Si l’origine de la panne était encore inconnue, celle-ci a été expliquée dans un autre communiqué publié le lendemain. Rien n’est encore totalement certain, mais les rayons cosmiques pourraient avoir endommagé les systèmes électroniques du satellite.

Yuri Kovalev estime cependant que le satellite est « vivant » et que ce dernier « dispose de l’énergie dont il a besoin ». En effet, le problème de communication n’a pas affecté l’ensemble de l’équipement scientifique et les autres systèmes. Le satellite continue de transmettre normalement des données et n’a pas dévié de son orbite.

Ainsi, la mission Spektr-R n’est pas terminée, et l’Agence spatiale russe Roscosmos n’a pas perdu espoir de renouer le contact. Par ailleurs, il s’agit du seul télescope spatial russe, ce qui explique l’importance de celui-ci. Rappelons également que la durée de vie de l’appareil avait initialement été déterminée à cinq ans. Ainsi, le télescope a dépassé son temps d’utilisation, ce qui explique peut-être l’apparition de certains problèmes.

Placé sur orbite en juillet 2011, le Spektr-R est doté d’une parabole de dix mètres de diamètre dont le but est de détecter les signaux radio provenant de la Voie lactée et au-delà. Le télescope a permis aux chercheurs russes d’étudier des quasars, des trous noirs et des noyaux galactiques actifs situés à plusieurs milliards d’années-lumière de la Terre. Les astronomes cherchent également à étudier les zones de formation des étoiles et des planètes (masers, mégamasers), à effectuer des mesures d’astrométrie et à mesurer avec une haute précision le champ gravitationnel de la Terre.

Par ailleurs, Roscosmos prévoit de lancer un second télescope du même type. Il s’agit du Spektr-RG — élaboré en collaboration avec l’Allemagne — qui devrait être lancé en avril 2019.

Henri Coron (btlv.fr/source TASS)