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(BIEN-ÊTRE) 78 % des Français se déclarent heureux

14 octobre 2020 – L’étude récente qui estime l’index mondial du bonheur

Selon une enquête Ipsos et bien que l’année 2020 rime avec pandémie, le sentiment d’être « heureux dans sa vie » s’élève en moyenne à 63 % chez plus de 19 000 adultes originaires de 27 pays du monde… soit quasiment le même que l’année dernière (64 %). Les champions du bonheur seraient les Chinois, devant les Néerlandais et les Saoudiens.

Pays nouvellement étudié, les Pays-Bas entrent directement en 2e place avec 87 % d’habitants heureux, devant l’Arabie Saoudite (80 %), la France et le Canada, ex aequo à 78 %.

Pour 88 % des Français, la plus grande source de bonheur résiderait dans leur bien-être et leur santé physique devant le critère financier à 86 %.

84 % des Français estiment que leur vie doit avoir un sens pour se sentir pleinement épanouis.

Le matérialisme assumé de 80 % des Français les rapproche de la Hongrie, de la Russie ou encore de la Corée du Sud, alors qu’avoir des amis est le critère n°1 pour les Australiens, les Belges et les Britanniques.

En outre, être reconnu comme quelqu’un « qui a réussi » vient en tête en Turquie, là où c’est un critère pour seulement 52 % des Français.

DES CHIFFRES, DES CHIFFRES…ET LE BONHEUR VRAI DANS TOUT ÇA ?

Pour Ilios Kotsou, docteur en psychologie, chercheur à la Faculté de psychologie de l’UCL (Université catholique de Louvain), auteur et formé à l’approche de Palo Alto ainsi qu’à la mindfulness (méditation de pleine conscience), il semble que le bonheur soit le nouveau Graal de notre époque.

Plus nous le cherchons, plus il semble se dérober. La majorité d’entre nous cherche un bonheur idéalisé, impossible à atteindre, une vie sans souffrance, des émotions toujours positives, une estime de soi sans faille et un épanouissement personnel constant…des mirages qui nous rendent tristement nombrilistes et nous font perdre de vue l’essentiel : la possibilité d’être heureux malgré les mouvements de la vie.

ACCUEILLIR SES ÉMOTIONS DANS LA JUSTESSE

Toujours selon Ilios Kotsou, le bonheur serait une question d’attention : « Si je suis ouvert à moi-même, aux autres et au monde, je suis également en mesure d’être attentif à mes émotions, à toutes mes émotions. Je les laisse exister, sans les nier, mais sans en faire un problème non plus, en les accueillant. »

Pour apprendre à changer de regard, des pistes sont à découvrir dans son dernier livre « L’éloge de la lucidité – Se libérer des illusions qui empêchent d’être heureux » préfacé par Christophe André et Matthieu Ricard.

DÉCOUVRIR QUI NOUS SOMMES

Si l’on en croit Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue et docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) être heureux consisterait à découvrir qui nous sommes et ce pour quoi nous sommes faits !

Pour lui, il n’existerait que deux grandes émotions de base dont découleraient toutes les autres : la tristesse et la joie. L’idée serait donc de permettre à la joie de prendre toute la place. Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie serait la manifestation de notre puissance vitale.

Des inspirations en lien avec les neurosciences, des visions philosophiques profondes et accessibles, de véritables invitations à vivre mieux sont à découvrir dans ses ouvrages comme « La puissance de la joie » ou encore « Du bonheur, un voyage philosophique » (Ed. Fayard).

PEUT-ON DONNER UNE DÉFINITION AU BONHEUR ?

C’est la question à laquelle Julien Peron a voulu répondre dans le documentaire qu’il a réalisé en 2017 en interviewant, durant 4 ans, 1500 personnes à travers le monde. Le film laissé accessible libre de droit pour un usage collectif est aujourd’hui une réelle contribution citoyenne positive. C’est aujourd’hui plus de 2 millions de spectateurs qui ont été enthousiasmé par ces témoignages motivants.

Et en référence à la citation d’Albert Schweitzer « Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage », le film documentaire « C’est quoi le bonheur pour vous ? » est à voir et à partager ici.

Vous pouvez également, si vous êtres abonnés à BTLV, écouter l’interview de Mathias Leboeuf   » Philosophie et bonheur  » , ou écouter les 10 premières minutes de l’émission.

Carine Privard (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(SCIENCE) Et si une entité nous avait laissé un message codé sur la création de l’Univers ?

3 décembre — Ne lisez pas cet article, vous risquez d’avoir mal à la tête. Beaucoup trop de questions métaphysiques nous hantent tout au long de notre vie. Des questions lancinantes qui n’auront certainement jamais de réponse, comme par exemple : qui a créé l’Univers ?

Pourtant, il y a un scientifique qui va peut-être nous apporter un début de réponse, car il aurait découvert un message laissé par une entité intelligente !

En 2006, les physiciens Stephen Hsu et  Anthony Zee avaient suggéré que s’il y avait un grand créateur, il aurait sans doute encodé un message dans Le fond diffus cosmologique (FDC), c’est-à-dire au moment où le premier rayonnement de lumière est apparu.

Les deux scientifiques tentaient de répondre à la question scientifique, en se demandant quel pourrait être le support du message et son sens.

L’astrophysicien Michael Hippke, de l’observatoire de Sonneberg en Allemagne, vient de  rechercher ce message en traduisant le fond diffus cosmologique en lecture binaire.

Voici les 500 premiers bits du «message» qu’il a trouvé. Les valeurs en noir étaient identiques dans les ensembles de données Planck et WMAP et sont censées être exactes avec une probabilité de 90%. Les valeurs rouges sont rejetées; Hippke a choisi les valeurs de Planck, et elles sont précises avec seulement 60% de probabilité, mais pour le moment le message recueilli n’a aucun sens.

L’article d’Hippke décrivant ses méthodes et ses résultats a été publié  sur le serveur arXiv (ce qui signifie qu’il n’a pas encore été revu par d’autres scientifiques) l’article comprend également la base de données extraite en bits afin que d’autres parties intéressées scientifiques puissent l’examiner.

LES ARCHIVES DE L’UNIVERS

Le fond diffus cosmologique est une trace incroyable de l’univers primitif. Il date d’environ 380 000 ans après le Big Bang. Avant cela, l’univers était complètement sombre et opaque, chaud et dense, de sorte que les atomes ne pouvaient tout simplement pas se former. Les protons et les électrons volaient sous forme de plasma ionisé.

Au fur et à mesure que l’univers se refroidissait et se développait, ces protons et électrons  se sont combinés pour former des atomes d’hydrogène neutres – un processus que nous appelons aujourd’hui «l’ère de la recombinaison». L’espace est devenu clair et, pour la première fois, la lumière a pu s’y déplacer librement.

Cette première lumière peut encore être trouvée aujourd’hui. Bien que le rayonnement soit très faible, il couvre tout l’espace connu. En raison de cette omniprésence, les physiciens théoriciens Stephen Xu de l’Université de l’Oregon et Anthony Zee de l’Université de Californie à Santa Barbara, ont soutenu – purement en théorie – que le rayonnement originel pourrait être un «panneau d’affichage» idéal avec un message visible par tous les êtres suffisamment évolués dans l’univers. Ils ont émis l’hypothèse que le message binaire pouvait être codé en changements de températures.

UNE NOUVELLE INTERPRÉTATION DES DONNÉES

C’est à partir de ce modèle que Michael Hippke a essayé de trouver la solution en utilisant de nouvelles données. Il a constaté que les affirmations des scientifiques posaient plusieurs problèmes. Premièrement, le FDC est toujours en train de refroidir. Initialement, sa température était d’environ 3000 Kelvin; maintenant, 13,4 milliards d’années plus tard, ce n’est que 2,7 Kelvin. Au fur et à mesure que l’univers vieillit, le FDC finira par devenir indétectable. Après environ 10 duodécillions d’années, il devrait disparaitre.

Le satellite Planck et la sonde Wilkinson Microwave Anisotropy (WMAP) ont observé et enregistré les variations de températures ? dans le FDC. C’est à partir de ces ensembles de données que Michael Hippke a recueilli  les informations,  et ainsi a pu comparer les résultats de chaque ensemble de données pour trouver les bits correspondants.

À la suite de nombreuses recherches sur les données, le scientifique a été contraint d’admettre que le rayonnement originel ne cache aucun message (du moins dans le système binaire). Cependant, ce n’est pas en soi une preuve de l’existence d’un Créateur conditionnel ou de son absence – cela prouve seulement que l’hypothèse s’est avérée fausse.

On sait que le FDC transporte en une grande quantité de données sur la structure et la nature du cosmos. Peut-être que cette recherche, à l’avenir, deviendra la base de travaux de recherches sur la compréhension de la création de l’Univers.

Pour en savoir un peu plus, vous pouvez regarder en replay l’interview qu’a accordé Jean-Pierre Luminet  (astrophysicien) à Bob Bellanca ou encore les émissions avec les frères Bogdanov (réservé aux abonnés).

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-10-18T13:04:09+02:0014 octobre 2020|

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