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(BIEN-ÊTRE) Et si la nature réduisait le stress ?

2 décembre 2020 – Même si la sylvothérapie nous l’avait déjà démontré, divers études ont mis en évidence que la nature apporte un meilleur bien-être. De plus, elle serait bénéfique pour la santé. Ceux qui parmi nous, auraient passer du temps dans la nature pendant leur enfance auraient une meilleure santé en grandissant. La vie au vert ou une relation régulière avec la nature permettrait même de renforcer les défenses immunitaires.

Grâce à la collaboration du State Key Laboratory of Brain and Cognitive Sciences de l’université (Hong Kong) et la faculté d’architecture, des données récentes viennent confirmer la corrélation entre nature et santé mentale. D’après une nouvelle étude, la vue de paysage verdoyant réduit le stress. Les auteurs de l’étude parue dans NeuroImage, soulignent que « les environnements contenant des éléments naturels, tels qu’une abondance d’arbres ou de feuillages, peuvent améliorer le bien-être mental ». L’étude a en effet révélé qu’observer des espaces verts engendre une activité considérable dans des zones clés du cortex cérébral, liées à la régulation du stress et l’amélioration de la concentration. Les expériences réalisées concluent que les personnes côtoyant des espaces verts de manière régulière ont des niveaux de stress très inférieurs aux individus plus citadins.

LES ESPACES VERTS INFLUENCENT LE CORTEX CÉRÉBRAL

A l’Université de Hong Kong, les chercheurs se sont intéressés aux réactions du cerveau à la vue d’espaces verts. Les cortex cérébraux de 44 participants ont été étudiés par IRMF (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) pendant que l’équipe japonaise leur diffusait des clichés de zones urbaines ayant des espaces verts de divers densités. En fonction des images, a été activé le cortex cingulaire postérieur, une partie primitive de notre cerveau. Cette zone fait partie du « cerveau émotionnel », le système limbique. Ce dernier joue un rôle important en ce qui concerne les réactions d’agressivité, de peur et de plaisir. Cette partie du cerveau a aussi des liens avec les nœuds exécutifs qui sont activés lorsqu’une décision est à prendre.

L’équipe de recherche a remarqué systématiquement des différences entre les réactions du cerveau par rapport à l’abondance de verdure sur les photographies. De plus, ces différences correspondaient au niveau de stress communiqué par les participants et aux images qu’ils avaient préférées. En effet, les participants sont revenus 2 semaines après pour communiquer leur niveau d’état émotionnel et pour savoir quelles avaient été leurs photos préférées.

VIVE LES PARCS EN VILLE

La conclusion de cette étude montre que le cortex cingulaire postérieur est une région cérébrale qui est responsable de la sensibilité vis-à-vis de la nature. Il est en relation avec le système neuroendocrinien qui régule le stress. Les membres de l’équipe conseillent : « Assurez-vous de prendre une dose régulière de verdure, de marcher. Parcourez le trajet le plus vert, même si c’est plus long, ou surtout si c’est plus long ! Pensez à payer un peu plus de loyer pour des perspectives plus vertes ». Les derniers résultats ont mis en évidence que les espaces verts dans les zones urbaines, par exemple, modèrent le stress et réduisent l’obésité.

Et puisque le cerveau semble réagir positivement aux images de verdure et de nature, autant, si ce n’est déjà fait, se procurer une belle photo de nature pour mettre au-dessus de la cheminée et/ou dans la chambre à coucher. Par ailleurs, nous avions, sur BTLV, invité Jean-Marie Defossez, un spécialiste de la sylvothérapie dans l’émission Bienvenue en Terre Happy – Les experts. Vous pouvez aussi relire l’article de la rédaction  : Les câlins aux arbres renforcent le système immunitaire.

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(ÉGYPTE) Un chapitre entier du «Livre des morts» a été découvert à Saqqarah

22 janvier 2021 — Dans la nécropole de Saqqarah, a été retrouvé l’un des artefacts les plus intéressants : un papyrus de 4 mètres de long contenant le chapitre 17 du Livre des Morts. Un manuscrit que les anciens Égyptiens utilisaient pour aider les morts dans l’au-delà. Le nom du propriétaire du papyrus est écrit dessus – « Puhaf »; le même nom a également été trouvé sur l’un des cercueils en bois et sur quatre poupées shabtidestinées à servir les morts dans l’au-delà. Le papyrus a été déterré dans un puits funéraire à côté de la pyramide du mari de la reine Neit, le pharaon Teti, qui a gouverné l’Égypte entre 2323 et 2291 avant JC. Une annonce a été faite par un représentant du ministère égyptien des Antiquités.

Les scientifiques tentent de déchiffrer le texte, d’autres exemplaires du chapitre 17 ont déjà été traduits. Ils contiennent une série de questions et de réponses, une sorte de feuille de route pour les morts essayant de naviguer dans l’au-delà. Il n’est pas encore possible de dire avec certitude si la copie récemment trouvée du chapitre 17 a le même format et les mêmes énigmes.

Un chapitre entier du livre des morts © Ministère égyptien des Antiquités

VERS UNE MEILLEURE  CONNAISSANCE DU CULTE DES MORTS 

Les archéologues ont trouvé également trois entrepôts en briques de terre, dans lesquels étaient conservées des offrandes à la reine et à son mari. Près de la pyramide, on a également découvert une série de tumulus contenant les restes de personnes ayant vécu pendant les 18e et 19e dynasties égyptiennes (1550 av.J.-C. – 1186 av.J.-C.). On pense que les gens voulaient être enterrés près de la pyramide du pharaon. Jusqu’à présent, l’équipe a découvert plus de 50 cercueils en bois, ainsi que de nombreux autres objets. À l’intérieur de la tombe, une stèle qui appartenait à un homme nommé Haptah, a été identifié comme le gardien du char de guerre du pharaon. Au sommet de la stèle se trouve un couple (Haptah et son épouse Mvtemvii) rendant hommage à Osiris, le dieu égyptien des enfers, et en bas se trouve le même couple assis sur des chaises avec six enfants devant eux. Trois filles sont représentées en train de renifler des fleurs de lotus, et leurs trois fils – debout côte à côte:

Haptah a peut-être été au service de Ramsès II, célèbre pour ses campagnes militaires qui ont étendu l’empire d’Égypte à la Syrie actuelle. L’inscription sur la stèle indique que deux des enfants de Haptakh portent le nom de membres de la famille Ramsès II. L’une des filles de Kaptakh s’appelle Néfertari (du même nom que l’épouse principale de Ramsès II), et l’un de ses fils s’appelle Khamveset (le même nom que l’un des fils de Pharaon). D’autres découvertes dans des tumulus près de la pyramide comprenaient une hache en bronze, des jeux de société, des statues d’Osiris et plusieurs momies, y compris la momie d’une femme qui semble avoir souffert d’une maladie génétique qui provoque une fièvre récurrente et une inflammation de l’abdomen, des articulations et poumons.

Bientôt sur btlv une émission avec l’anthropologues Fernand Schwarz sur les livres des morts égyptiens en attendant vous pouvez écouter en replay l’émission sur la géométrie sacrée de l’Égypte (réservé aux abonnés).

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-12-02T18:24:08+01:002 décembre 2020|

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