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21 janvier 2019 — Le rapport de la mission parlementaire sur la loi de bioéthique a « de toute évidence un parti pris idéologique », a critiqué lundi le vice-président délégué des Républicains (LR), Jean Leonetti, qui a par le passé donné son nom à deux lois sur la fin de vie.

Rédigé par le député LREM Jean-Louis Touraine, ce rapport, qui vise à préparer le débat législatif, a proposé mardi des changements majeurs en matière de bioéthique. Parmi eux, l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules, et l’autorisation de la PMA post-mortem (la conjointe d’un homme décédé aurait le droit de se faire inséminer avec son sperme, congelé avant son décès).

« De toute évidence il y a un parti pris idéologique », a réagi M. Leonetti lundi sur la radio RCF. « Au fond le débat sur la bioéthique, c’est: est-ce que ce qui est techniquement et scientifiquement possible est humainement souhaitable ? La réponse est évidemment non », a-t-il jugé.

Si « la science fait des progrès extraordinaires, l’homme doit avoir la sagesse de dire ce qu’il applique et ce qu’il n’applique pas, avec une idée simple qui consiste à dire: est-ce bien ou pas bien pour l’humain ».

Or selon lui, le rapport Touraine dit que « tout ce qui est techniquement possible doit être légal, et tout ce qui est dans le monde marchand doit pouvoir s’ouvrir à la bioéthique », à l’inverse d’une « règle simple: on ne marchandise pas l’humain ».

Critiquant la « vision » de ce rapport, centrée selon lui sur « l’inéluctable application de toute technique », il a prédit un « effet domino »: « quand on pousse la porte de la PMA pour toutes, sans père, on ouvre la porte à la prochaine modification qui sera les mères porteuses ».

Dans son rapport, la mission parlementaire considère cependant qu’il faut maintenir l’interdiction de la GPA (gestation pour autrui, c’est-à-dire le recours à une mère porteuse), tout en reconnaissant à l’état civil les enfants conçus grâce à une GPA pratiquée à l’étranger.

« Petit à petit on repousse les limites sans jamais se fixer une ligne infranchissable », a ajouté M. Leonetti à propos de cet « effet domino », en évoquant également un « effet mikado »: « chaque fois que vous bougez quelque chose, vous bougez autre chose en réalité plus loin ».

Ainsi, « vous avez la PMA sans père, et les mères porteuses sont l’étape suivante, mais vous ne vous interrogez pas sur le fait de savoir ce qu’est la médecine: ça doit réparer les pathologies ? Ou répondre à tous les désirs ? ».

Rédaction btlv.fr (source AFP)