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(BIOLOGIE) 15 millions de dollars pour faire revivre les mammouths

14 septembre 2021 – Décidément Steven Spielberg aura engendré de nombreux apprentis sorciers avec son Jurassic Park. Une toute nouvelle start-up spécialisée dans les biosciences vient de lever 15 millions de dollars dans le but de faire revivre le mammouth laineux. 

Surnommée « Colossal », l’organisation est dirigée par l’entrepreneur ingénieur Ben Lamm et le généticien de Harvard George Church, la première étape de cet ambitieux projet est la production d’une sorte de créature hybride, composée d’ADN d’éléphant d’Asie à qui il a été implanté des gènes de mammouth laineux, responsables du pelage velu emblématique de l’animal et des caractéristiques corporelles qui lui permettent de résister au gel.  Pour George Church « notre objectif est de fabriquer un éléphant résistant au froid, mais il ressemblera et se comportera comme un mammouth ».

LE BUT D’UNE TELLE EXPÉRIENCE ? 

Le but de cette entreprise serait un moyen, d’après ses dirigeants, d’empêcher l’extinction des éléphants d’Asie, qui est une espèce menacée, mais aussi de préserver le climat de la toundra arctique. Si cette région du monde était à nouveau peuplée de pachydermes massifs, les animaux abattraient naturellement les arbres et feraient émerger des prairies tout en compactant le pergélisol sous eux. Bien que les deux scientifiques à l’initiative du projet soient optimistes et espèrent produire les premiers veaux de ce « mammouth 2.0 » d’ici environ six ans, les observateurs sont, quant à eux, naturellement sceptiques devant la faisabilité d’une telle réalisation et se demandent si cela serait réellement bénéfique dans la lutte contre le changement climatique. 

Pour la biologiste Victoria Herridge « L’échelle à laquelle vous devez faire cette expérience est énorme »…. « On parle, ici, de centaines de milliers de mammouths qui mettent chacun 22 mois pour se développer et 30 ans pour atteindre la maturité ». 

D’autre part, s’ils arrivent à recréer ce « Mammouth 2.0 », les écologistes avancent que, le fait de libérer un troupeau composé de telles créatures dans la toundra arctique pourrait finir par causer plus de dégâts à la région plutôt que de la sauver. Et si Spielberg avait raison…

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-15T16:08:53+02:0014 septembre 2021|

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