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(BIOLOGIE) Des scientifiques ont imprimé en 3D des cellules cérébrales vivantes

24 septembre 2021 — Des chercheurs ont pu imprimer en 3D des cellules cérébrales de souris vivantes  dans un laboratoire à l’aide d’une nouvelle technologie laser. Mais selon eux, il reste encore un long chemin à parcourir avant une greffe de cerveau imprimé. Cependant, leur technique peut aider au développement de médicaments.

Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Micromachines , des scientifiques ont développé une nouvelle méthode de bio-impression pour créer des cellules neurales adultes. La plupart des neurones, en particulier ceux du ganglion spinal, ont fonctionné plus de deux jours après avoir été imprimés à l’aide d’une bio-imprimante.

Les scientifiques notent que leur travail ne vise pas à imprimer des neurones vivants pour la transplantation – ils ont d’autres objectifs pour le moment. « Bien qu’il s’agisse d’un objectif à long terme, nous en sommes très loin. Mais il existe de nombreuses autres façons d’utiliser cette technologie », écrivent les chercheurs dans un communiqué de presse .

FIN DE L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE ?

Actuellement, l’objectif principal de la bio impression neuronale est la découverte de nouvelles thérapies et de nouveaux médicaments. Les cellules cérébrales imprimées en 3D peuvent être utilisées dans la recherche médicale. Les scientifiques veulent remplacer les animaux de laboratoire utilisés  dans les tests pharmaceutiques par des neurones imprimés.

Comme le note Futurism , une telle approche réduira non seulement le nombre d’animaux  en souffrance , mais elle peut également rendre les études précliniques plus précises. Tester des médicaments et des traitements expérimentaux sur des tissus humains aiderait les chercheurs à mieux comprendre leur fonctionnement, car les traitements qui fonctionnent pour certaines espèces ne fonctionnent pas pour d’autres.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-24T12:35:57+02:0024 septembre 2021|

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