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BLUE ORIGIN : Jeff Bezos veut des colonies flottantes dans l’espace pour des milliards d’humains

14 mai 2019 — Jeff Bezos, dans une présentation pour son entreprise Blue Origin cette semaine, a détaillé ses ambitions de mettre jusqu’à 1 000 milliards de personnes dans l’espace des colonies O’Neill : des cylindres tournants destinés à reproduire la gravité, à faire le tour de la Terre et à maintenir la vie humaine.

Le physicien de Princeton, Gerard O’Neill, avait eu cette idée en 1976, affirmant que d’autres planètes pourraient ne pas être le meilleur endroit pour vivre à l’écart de la Terre.

Jeff Bezos a réaffirmé jeudi son ambition de construire des colonies spatiales flottantes où les gens pourraient rester en orbite dans d’excellents climats, avec un temps comme « Maui à son meilleur jour, toute l’année. »

Le fondateur d’Amazon a fait ces commentaires lors d’une conférence de presse à Washington, où il a dévoilé le Blue Moon Lander, un véhicule géant conçu pour acheminer à la surface de la lune des charges utiles — et peut-être même des astronautes.

L’atterrisseur, créé par la société privée de fusées Bezos, Blue Origin, a pour objectif d’aider à établir une « présence humaine durable » sur la lune, a rapporté Dave Mosher de Business Insider.

Bezos a également annoncé ses ambitions bien lointaines de mettre jusqu’à 1 000 milliards de personnes dans l’espace avec les cylindres O’Neill, une technologie hypothétique destinée à maintenir la vie humaine.

Bezos a décrit les colonies O’Neill comme dotées de « transports à grande vitesse », de « zones agricoles » et de « villes en arrière-plan », certaines étant conçues pour les loisirs.

« Ils ne doivent pas tous avoir la même gravité », a-t-il déclaré. « Vous pourriez en avoir un de loisir qui est à zéro, de sorte que vous puissiez voler de vos propres ailes. Certains seraient des parcs nationaux. »

Selon le plan de Bezos, vivre dans ces colonies spatiales serait aussi facile et tempéré que vivre à Hawaii.

« Il y aurait de tout nouveaux types d’architecture », a déclaré Bezos, ajoutant que « ces climats sont idéaux ».

Il a poursuivi : « À quoi ressemble l’architecture quand elle n’a plus sa vocation première d’abri ? Nous le découvrirons. Elles sont belles. Les gens vont vouloir vivre ici. Et ils peuvent être proches de la Terre, alors que vous pouvez revenir. »

Il a noté que les colonies O’Neill devraient être construites par les générations futures, car la technologie n’existe pas. Mais il s’est engagé à commencer à construire l’infrastructure maintenant, à commencer par l’atterrisseur Blue Moon.

Bezos en 2016 avait lancé l’idée de mettre des millions de personnes dans des bouteilles O’Neill et en aurait discuté lors de ses études à Princeton dans les années 1980, selon GeekWire.

Il a également évoqué cette idée lors d’un entretien l’an dernier avec Axel Springer, la société mère de Business Insider.

Selon le Financial Times, Bezos a déclaré jeudi que « si nous entrons dans le système solaire, à toutes fins utiles, nous aurons des ressources illimitées ».

Henri Coron (btlv.fr/source Business Insider)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-06-21T17:30:15+02:0014 mai 2019|

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