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10 janvier 2019 — Le sismomètre français déployé sur Mars dans le cadre de la mission américaine InSight a été « testé avec succès le 1er janvier et fonctionne normalement », a annoncé mercredi l’agence spatiale française Cnes.

SEIS (Seismic Experiment for Interior Structure), dont la responsabilité technique et scientifique est française, avait été déposé le 19 décembre sur le sol martien grâce à un bras automatique de l’atterrisseur d’InSight arrivé sur la planète rouge le 26 novembre.

Les trois capteurs large bande de cet instrument hypersensible, enfermés dans une sphère de titane où règne le vide, ont commencé à enregistrer les faibles déplacements du sol martien.

Pour que son installation soit complète, il reste encore à déployer courant janvier son bouclier de protection contre le vent et les variations thermiques. Il s’agit d’un dôme blanc qui recouvrira le sismomètre sans le toucher.

« SEIS sera alors en configuration finale pour écouter battre le coeur de Mars et révéler, séisme après séisme, son intérieur », indique le Cnes.

Lancé par la Nasa, InSight a voyagé pendant près de sept mois avant d’atterrir sur une grande plaine martienne. Les scientifiques espèrent recueillir grâce à cette mission des informations capitales sur la façon dont Mars et les autres planètes rocheuses se sont formées. « Nous pouvons être fiers de notre stratégie de niche » à l’international, a commenté le président du Cnes Jean-Yves Le Gall lors de ses voeux à la presse mardi. Elle consiste « à fournir, sur des projets développés par d’autres, des instruments sur lesquels la France a une maîtrise incontestable ».

« Nous n’avons pas les moyens de faire une mission à 800 millions de dollars » comme celle d’InSight, a-t-il noté soulignant que pour sa part SEIS représente « une centaine de millions ». « Aujourd’hui c’est une prouesse technique de se poser sur Mars que seule la Nasa maîtrise », ajoute-t-il.

« Nous avons fourni l’instrument central. C’est gagnant-gagnant », a-t-il dit. En 2019, le Cnes disposera d’un budget de 2,423 milliards d’euros, dont une subvention de l’Etat en hausse de 14% à 1,892 milliard d’euros.

Rédaction btlv.fr (source AFP)

IMAGE NASA