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BOTSWANA : on a peut-être trouvé ce qui tue les éléphants

4 août 2020 – On vous en parlait il y a quelques semaines, des centaines de spécimens d’éléphants sont retrouvés morts au Botswana. Ces décès à la chaîne, qui touche femelles, mâles et éléphanteaux, restent mystérieux, mais une hypothèse semble prévaloir.

Entre 280 (selon le gouvernement) et 350 (selon les écologistes) spécimens d’éléphants ont été retrouvés morts en l’espace de seulement quelques semaines. Si on ignorait jusqu’ici la cause de ces morts, des analyses menées sur les carcasses des pachydermes indiqueraient qu’une toxine naturelle en serait à l’origine.

LA PISTE DE LA TOXINE PRIVILÉGIÉE

Les scientifiques ont d’abord pensé à un empoisonnement au cyanure, marque de fabrique des braconniers de la région. Mais la théorie semble peu probable : les vautours qui se sont nourris des carcasses n’ont pas présentés de signes d’empoisonnement. Les carcasses ont étés retrouvées « complètes », à savoir que les défenses étaient toujours présentes, ce qui indique que les braconniers ne sont pas passés par là.

Les éléphants ont, semble-t-il, presque tous chuté la tête la première après avoir marché en rond pendant un moment, un comportement étrange pour cet animal, qui indique la fulgurance de l’évènement. Les scientifiques ont pensés à la défaillance neurologique induite par un pathogène. Les individus toujours en vie ne semblent pas en bonne santé.

Des tests ont donc été menés sur les spécimens décédés et sont toujours en cours, mais il semblerait qu’il s’agisse d’une toxine produite par des bactéries que l’on trouve dans les points d’eau stagnante.

Margaux Naudin (Rédaction btlv.fr)

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RETOUR SUR LA LUNE : les rayons cosmiques sont très dangereux pour la santé des astronautes !

26 septembre 2020 — La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo: le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la NASA veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.

Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l’expérience menée par l’alunisseur Chang’e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (ISS).

« Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur l’ISS », dit  Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l’université de Kiel et coauteur de l’étude. « Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois », dit-il de façon conservatrice, en précisant que cela prenait en compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour.

Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives.

La mesure se fait avec l’unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.

Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l’ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l’intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre.

Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l’atmosphère, mais cette protection s’amoindrit avec l’altitude.

« Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d’un vol entre New York et Francfort », ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.

La Nasa veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l’envoi du premier humain sur Mars.

Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d’épaisseur de sol lunaire.

rédaction btlv.fr 

2020-08-05T17:48:58+02:004 août 2020|

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