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26 juin 2020 – Croyez-le ou non, vous réfléchissez différemment en fonction de la langue dans laquelle vous pensez.

Une étude publiée en 2016 l’affirme : vous réfléchissez différemment, voire mieux en fonction de la langue dans laquelle vous pensez. Cela n’a rien d’étonnant puisque notre manière de percevoir une information dépend de la manière dont elle nous est communiquée. Nous comprenons aussi bien la question dans les deux langues, mais c’est la réflexion derrière la réponse qui diffère.

INTUITION VS RAISONNEMENT : RÉFLÉCHIR À DEUX FOIS

En effet, barrière de la langue oblige, nous mettons plus de temps à assimiler une information quand elle ne nous est pas communiquée dans notre langue maternelle. De fait, on prend plus de recul, ce qui altère notre jugement dans une certaine mesure puisque l’on ne réagit pas avec notre réflexe premier, l’intuition, mais avec le second, le raisonnement.

Prenons un exemple : Janet Geipel, qui est à l’origine de la publication de 2016 avait déjà publié en 2015 une étude différente sur le sujet. Elle avait soumis des situations à caractère tabou à des individus, telles que juger un homme qui découperait un morceau du drapeau de son pays pour nettoyer ses toilettes. Notez que la situation exposée ici est l’une des moins choquantes de prime abord de son expérience.

Le résultat montre une différence de jugement en fonction de la langue avec laquelle l’information a été transmise. L’acte devant être noté sur une échelle de 0 à 10 en fonction de la gravité de l’acte, une personne réfléchissant dans une langue qui n’est pas la sienne juge l’acte un demi-point de moins que quelqu’un dont c’est la langue native.

C’est donc que l’émotionnel et les biais cognitifs tels que la morale entrent moins en ligne de compte quand on pense dans une langue étrangère, semble penser Geipel. Réfléchir dans une langue étrangère nécessite de raisonner plus qu’on ne le ferait sinon.

Rédaction btlv.fr (source Courrier International)