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CHANGEMENT CLIMATIQUE : la faune et la flore menacées

10 décembre 2019 — Déjà confrontée à de multiples menaces, animaux et plantes sauvages doivent composer avec le changement climatique, a averti mardi l’UICN lors de la mise à jour de sa Liste rouge des espèces menacées, appelant à « agir rapidement ».

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a ajouté 1.840 nouvelles espèces menacées d’extinction à sa Liste rouge, ce qui porte le chiffre total à 30.178, selon un communiqué publié en pleine négociations de l’ONU sur le climat à la COP25 à Madrid.

« Le changement climatique s’ajoute aux multiples menaces auxquelles font face les espèces et nous devons agir rapidement et de manière décisive pour juguler la crise », a averti Grethel Aguilar, directrice générale par intérim de l’UICN, dans un communiqué.

Dans un rapport sans précédent, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a listé en mai les principaux facteurs de la chute brutale de la biodiversité. Ils tiennent aux changements d’utilisation des terres (dont l’agriculture), à la surexploitation (chasse et pêche), au changement climatique, à la pollution et aux espèces invasives, avec en toile de fond la croissance démographique (11,4 milliards d’habitants attendus en 2100) et la hausse de la consommation par habitant, à l’heure où les classes moyennes des pays émergents adoptent les modes de consommation des pays riches.

« La mise à jour (de la Liste rouge) révèle l’impact toujours croissant des activités humaines sur la vie sauvage », constate Jane Smart, qui dirige le groupe de conservation de la biodiversité à l’UICN.

« L’année prochaine sera critique pour le futur de la planète », avec la tenue du congrès mondial de l’UICN à Marseille, une COP15 biodiversité en Chine pour fixer des objectifs de protection de la nature pour la prochaine décennie et la présentation des nouveaux plans des Etats pour lutter contre le réchauffement climatique d’ici la COP26 en Ecosse.

L’UICN pointe du doigt l’impact du changement climatique pour les poissons de rivières en Australie, dont 37% sont menacés d’extinction. Sur ce pourcentage, « au moins 58% sont directement impactés par le changement climatique ».

L’UICN révèle aussi que près de 25% des espèces d’eucalyptus dans le monde sont menacées.

Petite lueur d’espoir, l’UICN met en avant dix espèces, huit d’oiseaux – dont une était considérée comme disparue dans la nature – et deux de poissons d’eau douce, pour lesquelles la situation s’est améliorée. « Nous pouvons renverser la tendance » avec des efforts de protection, assure Jane Smart.

Plus de 112.000 espèces sont recensées dans la Liste rouge, à différents niveaux de préoccupation.

Rédaction btlv.fr (source AFP)

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STATION SPATIALE : encore une manœuvre pour éviter une collision avec un débris

23 septembre 2020 — Manœuvre délicate pour la Station spatiale internationale (ISS) afin d’éviter une possible collision avec un astéroïde.

On le sait depuis le début de la conquête spatiale, il y a des milliers de débris qui tournent autour de la terre et qui sont régulièrement répertoriés par la NASA et surveillés par une unité militaire

Cette année, il s’agissait de la troisième manœuvre de ce type, cela concernait une ancienne fusée japonaise.

De son côté, la NASA réclame des moyens supplémentaires pour surveiller des débris qui deviennent de plus en plus dangereux pour l’ISS.

Cette fois, le débris serait passé très près à 1,39 kilomètre de l’ISS, selon la NASA, mais il a été décidé d’élever l’orbite de la station par précaution. C’est une capsule cargo russe (Progress), amarrée à la station, qui a poussé l’ISS un peu plus haut en allumant ses propulseurs, pendant 2 minutes et demie, l’opération étant contrôlée en coopération entre les salles de contrôle russe et américaine.

DES ASTRONAUTES RÉFUGIÉS DANS LA CAPSULE SOYOUZ

Selon l’astronome Jonathan McDowell, l’objet menaçant était un débris provenant d’un étage d’une fusée japonaise lancée en 2018, et qui s’est désintégrée en 77 morceaux en février 2019.

Les membres d’équipage, deux Russes et un Américain, ont dû temporairement se placer dans la partie russe de l’ISS, afin de pouvoir évacuer en urgence avec la capsule Soyouz en cas de danger, ce qui n’a finalement pas été nécessaire (dans un premier communiqué, la NASA avait indiqué que les astronautes entreraient dans le vaisseau).

L’ISS était à environ 421 km au-dessus des océans avant l’opération, et à 435 km après. Elle file à environ 27 500 km/h: à cette vitesse, même un petit objet peut gravement endommager voire détruire un panneau solaire ou un autre élément.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2019-12-10T17:09:46+01:0010 décembre 2019|

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