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16 avril 2019 — Les autorités chinoises utilisent un système de reconnaissance faciale pour surveiller les mouvements des membres de la minorité musulmane ouïghoure à travers tout le pays, selon des informations publiées par le New York Times.

Dans un article publié dimanche, le journal affirme que la technologie de reconnaissance faciale intégrée au réseau géant de caméras de télésurveillance en Chine a été programmée exclusivement pour rechercher des Ouïghours et enregistrer leurs mouvements.

La police utilise donc l’intelligence artificielle pour cibler les Ouïghours hors de leur région d’origine dans l’extrême nord-ouest du pays, le Xinjiang, où près d’un million de Ouïghours et d’autres membres d’ethnies chinoises de langue turque sont ou auraient été détenus dans des camps de rééducation, selon un groupe d’experts de l’ONU.

Les Ouïghours sont ainsi ciblés et surveillées dans des villes comme Hangzhou et Wenzhou. Selon le New York Times, une ville du centre de la Chine a scanné en un seul mois 500.000 visages pour rechercher des résidents ouïghours.

Pékin a annoncé en 2017 un plan pour devenir le leader mondial dans le domaine de l’intelligence artificielle. La communauté internationale craint que cette technologie n’ait été utilisée ces dernières années pour accroître la surveillance policière, notamment après des violences interethniques.

Selon des experts cités par le Times, il s’agit du premier exemple connu d’un gouvernement utilisant l’intelligence artificielle pour procéder à du « racial profiling », expression anglo-saxonne désignant un traitement discriminatoire de la part d’une autorité, notamment la police, en fonction de l’origine ethnique, nationale ou religieuse.

Dans la province du Shaanxi (centre), les autorités ont selon le Times « lancé l’an dernier l’acquisition d’un système de caméras avec un système de reconnaissance faciale permettant de distinguer Ouïghours et non-Ouïghours ».

Sollicité par le Times, le ministère chinois de Sécurité publique n’a pas souhaité commenter ces informations.

Pékin assure que les mesures de sécurité au Xinjiang sont nécessaires pour combattre l’extrémisme mais ne visent aucun groupe ethnique en particulier.

Rédaction btlv.fr (source AFP)