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30 mars 2020 — Les services sanitaires sénégalais ont prescrit de l’hydroxychloroquine à près de la moitié des patients atteints par le coronavirus dans le pays, avec des résultats encourageants, a indiqué vendredi à l’AFP un haut responsable de la lutte contre la maladie.

L’hydroxychloroquine, antipaludique disponible sur le marché, est au coeur d’un vif débat d’experts, entre ceux qui préconisent et ceux qui mettent en garde contre son utilisation contre le coronavirus.

Le professeur Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann à Dakar et coordinateur de la prise en charge des malades contaminés au Sénégal, a choisi d’y recourir en milieu hospitalier, à la suite, dit-il, de la publication récente d’une étude co-signée par le professeur français Didier Raoult.

Le Sénégal a déclaré depuis le 2 mars 119 cas de contamination, essentiellement traités à l’hopital de Fann et celui de Diamniadio près de Dakar.

Depuis moins de dix jours, de l’hydroxychloroquine a été prescrite à « à peu près une cinquantaine de patients », dit le professeur Seydi.

« Nous avons constaté chez certains patients que la charge virale diminuait plus rapidement. Si on n’a que 50% de malades qui guérissent au 10ème jour, c’est bien, parce que, sans ce traitement, le portage (de la maladie) est à moins de 20 jours », dit-il.

Le traitement est à chaque fois proposé au patient; s’il accepte, un électrocardiogramme est pratiqué systématiquement, dit-il.

« On leur a dit exactement ce qu’il y a à dire, la vérité: +qu’il y a des études qui ont prouvé que chez certains patients, ça peut réduire la charge virale très rapidement, (mais que) ce sont des études sur de petits effectifs et qu’il faut des études plus importantes pour valider+ », rapporte-t-il.

Tous les malades ont accepté, « sans aucune exception », y compris les Français hospitalisés, dit-il.

Il insiste sur le fait que l’hydroxychloroquine est prescrite en milieu hospitalier et met en garde contre les dangers de l’automédication.

Il comprend les réticences de nombreux scientifiques et de l’Organisation mondiale de la Santé, « mais quand on se met du côté du médecin clinicien qui a envie de guérir ses malades plus rapidement, dans un contexte (épidémique) mondial, et qu’il a à sa disposition un médicament bien toléré, ça ne lui coûte rien d’essayer de voir. Si c’est positif, c’est tant mieux ».

La démarche est approuvée par les autorités sénégalaises, dit-il.

Les pharmacies privées sont en rupture de stock parce que « les gens se sont rués pour acheter le médicament ». Mais les dispositions prises selon lui par le ministère de la Santé et la pharmacie nationale pour que le médicament ne manque pas aux médecins, attestent selon lui que le traitement est appelé à être généralisé.

Rédaction btlv.fr (source AFP)