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(CLIMAT) Le mystère du « sang des glaciers » dans les Alpes

9 juin 2021 — Des scientifiques ont analysé l’ADN extrait de la « neige sang » pour mieux comprendre la réponse des micro-algues alpines aux changements climatiques

Le nom « neige sang » semble inquiétant, mais c’est en fait un signe de la vie florissante créée par les minuscules organismes qui ont colonisé les montagnes enneigées. Des scientifiques français du Consortium Alparga viennent de publier leurs premiers résultats à ce sujet.

Cette coloration baptisée « le sang des glaciers » est due à la présence de micro-algues. Les algues vertes, l’une des formes de vie les plus diverses et les plus répandues sur Terre, donnent à la neige des montagnes une teinte rougeâtre inhabituelle. Par conséquent, il n’est pas surprenant qu’ils aient été trouvés sur certains des plus hauts sommets du monde.

Le réchauffement accélère la fonte des neiges, ce qui affecte les algues, qui à leur tour modifient des écosystèmes plus grands.

Le phénomène étonnant de la « neige rouge »

UNE ADAPTATION TRÈS AU POINT

Après avoir analysé l’ADN collecté dans la « neige rouge », les scientifiques ont découvert qu’il s’agissait d’une stratégie d’adaptation des micro-algues avant le début de l’été. Les algues vertes sont de couleur verte, comme leur nom l’indique, mais le réchauffement les amène à produire un pigment caroténoïde rouge – une sorte de crème solaire.

« Lorsqu’elle se développe, la micro-algue colore la neige », explique Éric Maréchal, chercheur au CNRS de Grenoble. « Elle agit comme vous lorsque vous avez un manteau noir et qu’il fait soleil, vous savez que ça vous tient plus chaud que si vous étiez habillé en blanc. La neige lorsqu’elle est blanche, elle réfléchit les rayons du soleil, la chaleur. Et si elle est colorée, typiquement par ces algues qui viennent la colorer en rouge, alors cela la réchauffe et elle fond plus vite. »

Le pigment réduit également la réflexivité de la neige, la rendant plus foncée, ce qui accélère la fonte et fournit de l’eau aux algues.

Ainsi, les micro-algues ont un impact énorme sur l’environnement.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ASTRONOMIE) Une étoile clignote au centre de notre galaxie

14 juin 2021 – A première vue, on pourrait penser que le phénomène n’a rien de véritablement inédit, et a déjà été répertorié à plusieurs reprises ; en effet, des étoiles dont la luminosité varie, cela existe et ce n’est plus tout à fait une nouveauté.

Pourtant une étoile en particulier, baptisée “VVV-WIT-08”, par les astronomes ne ressemble pas à ces premiers cas déjà recensés. Ce mystérieux astre à été repéré par des chercheurs de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, en étudiant les données enregistrées par le télescope Vista, de l’Observatoire européen austral (ESO), basé au Chili. D’ailleurs, ce télescope sert spécifiquement à observer près d’un milliard d’étoiles, dans le but d’y repérer d’éventuelles variations de luminosité. « Parfois, nous trouvons des étoiles variables qui n’entrent dans aucune catégorie établie. Nous les surnommons les objets “WIT” », explique, dans un communiqué, Philip Lucas qui est chercheur à l’Université d’Hertfordshire, au  Royaume-Uni.

Et pour cause, les astronomes ont observé la luminosité de l’étoile VVV-WIT-08 diminué de 97% pourcent ! Une quasi disparition, mais de courte durée, puisque quelques semaines plus tard, l’étoile réapparaissait, aussi brillante que d’habitude.

UNE NOUVELLE CLASSE D’ÉTOILES

Pour tenter d’expliquer cette perte de luminosité brutale et soudaine, de l’étoile VVV-WIT-08, les scientifiques ont étudié plusieurs pistes…

A partir de ces hypothèses, les scientifiques ont tout d’abord pensé qu’un objet sombre avait pu passer devant l’étoile, bloquant ainsi les rayons émis par VVV-WIT-08 ; une piste appuyée par le fait que l’astre se trouve dans une région assez dense de notre galaxie, au centre de la Voie lactée.

Une première théorie mise à l’écart par la suite, lorsque des simulations ont permis aux chercheurs de s’apercevoir qu’il faudrait que le nombre d’objets volants au sein de notre galaxie soit bien plus important, afin d’en arriver à un tel résultat.

Désormais, les scientifiques s’intéressent à une nouvelle, qu’ils jugent plus probable. Pour eux, VVV-WIT-08 appartient certainement à une nouvelle classe, parmi le système des étoiles binaires une nouvelle catégorie désormais désignés comme “géantes clignotantes”.

Selon les chercheurs ces nouvelles géantes clignotantes sont donc des étoiles géantes, en moyenne 100 fois plus grande que notre Soleil, mais qui malgré leurs tailles, se font tout de même éclipser de temps en temps, environ une fois sur plusieurs décennies, par un autre astre pour le moment indéterminé. Il pourrait aussi bien s’agir d’une seconde étoile, que d’une planète dont le disque opaque parviendrait à éclipser des géantes clignotantes, comme VVV-WIT-08.

Samuel Agutter (rédaction bltv.fr)

2021-06-09T14:49:42+02:009 juin 2021|

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