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COLLAPSOLOGIE : à quand l’effondrement du monde ?

13 février 2020 — Notre civilisation pourrait bien disparaître, et beaucoup plus rapidement que nous ne le pensons. C’est même l’objet d’une discipline qui connait un fulgurant essor : la collapsologie.

Savez-vous ce qu’est la collapsologie ? La science qui prédit l’effondrement du monde. Rien que ça ! Ou du moins le domaine qui étudie les risques d’effondrements environnementaux et sociétaux et ce qui pourrait advenir après la disparition de notre civilisation.

En fait, la collapsologie n’est pas une science au sens propre du terme. Elle se présente plutôt comme une théorie transdisciplinaire faisant intervenir l’écologie, l’économie, l’anthropologie, la sociologie, la psychologie, mais aussi, l’agriculture, la démographie, la politique, la géopolitique ou même l’histoire, la santé, le droit ou encore l’art.

Les origines contemporaines de la collapsologie remontent au début des années 70 : Le rapport Meadows commandé par le Club de Rome et réalisé par des chercheurs du MIT, dont le titre était The Limits of Growth (Les limites de la croissance), alertait dès 1972 sur les risques d’une croissance démographique et économique exponentielle sur une planète dont les ressources ne sont pas infinies.

Publié en 2005 par Jared Diamond, Effondrement reste un ouvrage de référence de la collapsologie. Jared Diamond est un géographe, biologiste évolutionniste et un physiologiste américain né en 1937. Son livre, sous-titré : Comment les sociétés décident de leurs disparitions ou de leurs survies est vite devenu un best-seller. Au rythme actuel de la croissance démographique, et particulièrement l’augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie,les sociétés contemporaines pourront-elles survivre demain? C’est la question majeure que pose le livre.

La réponse apportée par Jared Diamond se construit à partir d’un tour du monde des sociétés dans l’espace et le temps. Le biologiste mène une étude comparée des anciennes sociétés disparues (les îles de Pâques, de Pitcairn et d’Henderson ; les Indiens mimbres et anasazis sud-ouest des États-Unis ; les sociétés moche et inca ; les colonies vikings du Groenland) ; des sociétés fragilisées d’aujourd’hui (Rwanda, Haïti, Saint-Domingue, la Chine, le Montana et l’Australie) en passant par les sociétés qui ont, à un moment donné, réussi à enrayer l’ effondrement qui les guettait (la Nouvelle-Guinée ou le Japon de l’èreTokugawa).

Pour l’auteur, les seuls dommages écologiques ne suffisent pas à expliquer l’effondrement d’une société. Plusieurs facteurs entrent toujours potentiellement en jeu. Jared Diamond en identifie cinq principaux :

1/ les dommages environnementaux ;

2/ le changement climatique ;

3/ des voisins hostiles ;

4/des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux ;

et surtout

5/ les réponses apportées par une société, selon ses valeurs propres, à ces problèmes.

En France, le livre Comment tout peut s’effondrer ( Seuil ) publié en 2015 est devenu un best-seller avec plus de 45 000 exemplaires vendus. L’un de ses co-auteurs, Pablo Servigne, ingénieur agronome et docteur en biologie, spécialiste des questions d’agroécologie et des mécanismes de l’entraide, connait un succès médiatique fulgurant : ses vidéos sont visionnées plus de 500 000 fois sur Internet. L’ancien ministre écologiste Yves Cochet a également publié Devant l’effondrement (Les liens qui libèrent ) en 2019. Il est formel : l’effondrement aura lieu d’ici à 2030 ! Une date qui a fait grincer des dents bien des spécialistes…

Mathias Leboeuf (Rédaction btlv.fr)

 

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STATION SPATIALE : encore une manœuvre pour éviter une collision avec un débris

23 septembre 2020 — Manœuvre délicate pour la Station spatiale internationale (ISS) afin d’éviter une possible collision avec un astéroïde.

On le sait depuis le début de la conquête spatiale, il y a des milliers de débris qui tournent autour de la terre et qui sont régulièrement répertoriés par la NASA et surveillés par une unité militaire

Cette année, il s’agissait de la troisième manœuvre de ce type, cela concernait une ancienne fusée japonaise.

De son côté, la NASA réclame des moyens supplémentaires pour surveiller des débris qui deviennent de plus en plus dangereux pour l’ISS.

Cette fois, le débris serait passé très près à 1,39 kilomètre de l’ISS, selon la NASA, mais il a été décidé d’élever l’orbite de la station par précaution. C’est une capsule cargo russe (Progress), amarrée à la station, qui a poussé l’ISS un peu plus haut en allumant ses propulseurs, pendant 2 minutes et demie, l’opération étant contrôlée en coopération entre les salles de contrôle russe et américaine.

DES ASTRONAUTES RÉFUGIÉS DANS LA CAPSULE SOYOUZ

Selon l’astronome Jonathan McDowell, l’objet menaçant était un débris provenant d’un étage d’une fusée japonaise lancée en 2018, et qui s’est désintégrée en 77 morceaux en février 2019.

Les membres d’équipage, deux Russes et un Américain, ont dû temporairement se placer dans la partie russe de l’ISS, afin de pouvoir évacuer en urgence avec la capsule Soyouz en cas de danger, ce qui n’a finalement pas été nécessaire (dans un premier communiqué, la NASA avait indiqué que les astronautes entreraient dans le vaisseau).

L’ISS était à environ 421 km au-dessus des océans avant l’opération, et à 435 km après. Elle file à environ 27 500 km/h: à cette vitesse, même un petit objet peut gravement endommager voire détruire un panneau solaire ou un autre élément.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-06-21T16:54:53+02:0013 février 2020|

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