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16 mai 2020 — depuis quelques années des chercheurs tentent de percer le mystère de la flore. Certains parlent d’intelligence du végétal. On sait aujourd’hui que les arbres communiquent entre eux, prennent soin de leur progéniture et se protègent des agresseurs comme nous le rappelait Patrice Bouchardon lors de sa venue sur btlv (émission à retrouver ici.)

NEUROBIOLOGIE VÉGÉTALE

En observant les végétaux, leur comportement et leur adaptabilité à l’environnement, des chercheurs ont créé la neurobiologie végétale.  Malgré toutes les études menées en ce sens, la communauté scientifique s’oppose à propos d’une éventuelle conscience dont seraient dotés les végétaux. Une nouvelle étude pilotée par des chercheurs américains, britanniques et allemands n’est pas là pour arranger les choses comme le prouve la déclaration de Lincoln Taiz, botaniste à l’Université de Californie à Santa Cruz interrogé par le Guardian ». La neurobiologie végétale, oublie de prendre en compte l’organisation cérébrale, son rôle fondamental, la singularité de la conscience et sa complexité ».

Pour l’équipe à l’origine de cette nouvelle étude, les végétaux peuvent avoir des réactions au toucher, à l’écoute de musique, mais il n’y aurait aucune raison de croire que ces actions sont le résultat d’un apprentissage, ou  d’une volonté des végétaux. Toujours pour Lincoln Taiz« Rien ne prouve le besoin de facultés mentales pour leur développement leur défense, leur survie ou encore la reproduction ». Des propos qui sont suivis d’un constat virulent à l’encontre de ce qu’il appelle de la « mauvaise science ». Pour Lincoln Taiz croire en l’existence d’une conscience végétale est un phénomène d’anthropomorphisme. Pour lui, certains veulent trop souvent attribuer des comportements humains aux animaux et aux plantes « Cela met en danger la crédibilité des entreprises scientifiques. Si je suis sensible à leurs motivations, cela altère leur objectivité ». Là encore, et comme très souvent, deux mondes scientifiques s’affrontent et tant que rien ne sera tranché, ça laisse le champs des possibles totalement ouvert.

Bob Bellanca (source Université de Californie à Santa Cruz)