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30 juin 2020 – Cela fait un moment qu’on en parle, la contraception masculine est un sujet de recherche depuis plusieurs années. Et il semblerait que cela avance.

Il y aurait à l’heure actuelle deux techniques de contraception masculine qui porterait leurs fruits. Pourtant l’une et l’autre présentent quelques problèmes.

Une étude allemande de 2016 qui mettait en avant l’injection d’hormones semblait avoir de bons résultats : un taux de 96% de prévention de grossesse, un peu moins que la contraception dite féminine qui a un taux de 99%. Or, au-delà d’un problème de commercialisation, il semblerait que les effets secondaires de cette injection soient sévères : modification de la libido, acné sévère, troubles de l’humeur, voire dépression et tentative de suicide. Des effets secondaires qui ne sont pas sans rappeler ceux auxquels sont confrontées les femmes avec la pilule contraceptive.

UNE PILULE AMÉRICAINE

Stephanie Page, l’endocrinologue de l’Université de Washington, a mis au point une pilule à base d’un produit synthétique la diméthandroloneunde-canoate, un produit qui pourrait donc être pris par voie orale et qui bloquerait la production de spermatozoïdes. Celle-ci a été mise à l’essai pendant un mois, à raison d’une prise quotidienne sur un cycle de 28 jours. Les seuls effets secondaires observés sont un faible gain de poids et une baisse négligeable du bon cholestérol. Page souhaiterait mener une étude plus poussée sur trois mois.

Le problème, c’est que les effets se font attendre, de même qu’ils mettent du temps à s’estomper. Dans les deux cas entre six et huit semaines. Une condition handicapante quand on souhaite gérer sa fertilité.

LA PISTE AUSTRALIENNE

Une seconde étude qui provient cette fois de l’Australie s’annonce prometteuse. Celle-ci, menée par Sabatino Ventura, à l’université Monash de Melbourne, ne bloque pas la production de spermatozoïdes, mais leur transport en neutralisant les deux protéines qui ont cet effet.

Ici, les délais d’efficacité et de réversibilité seraient bien plus rapides, une question d’heures.

Un médicament déjà commercialisé serait déjà efficace sur l’une de ces protéines, le récepteur 1A-adrénergique. La recherche travaille donc à bloquer la seconde.

Le délai de commercialisation prenant en compte la découverte de l’inhibiteur de cette protéine et les tests, serait d’une dizaine d’années.

Rédaction btlv.fr (source UW Medecine)