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28 mars 2020 — Le leader mondial de l’optique EssilorLuxottica a recouru à la géolocalisation de ses salariés en Chine pour faire « un tri » entre ceux qui pouvaient continuer à travailler et ceux qui risquaient de propager le coronavirus, a détaillé vendredi son PDG Hubert Sagnières.

« En Chine, le pic de la crise est arrivé à un moment où les Chinois étaient en congé dans le cadre du nouvel an chinois, et 80% de nos effectifs étaient partis dans leur famille », a-t-il expliqué vendredi sur BFM Business.

Face au risque de contamination, « on a instauré grâce à WeChat une géolocalisation de l’ensemble de nos salariés, on a su où ils étaient, on a pu les rapatrier chez eux dans leur ville et on a fait un tri entre ceux qui pouvaient aller au travail et ceux qui ne pouvaient pas » parce qu’ils s’étaient trouvé dans une zone à risque, a-t-il expliqué.

En outre, l’entreprise a « instauré une prise de température deux fois par jour, monitorée, trackée dans les systèmes », et rendu le port du masque obligatoire sur les sites de l’entreprise. « A un moment donné, on distribuait jusqu’à 15.000 masques par jour dans nos usines ».

EssilorLuxottica a en outre annoncé vendredi que « les perspectives du groupe pour 2020, publiées le 6 mars 2020, ne sont plus valables ».

« A l’heure actuelle, le groupe n’a pas suffisamment de visibilité pour évaluer l’ampleur de l’impact du Covid-19, du fait de la volatilité de la situation », indique un communiqué.

« L’activité optique est très résiliente, quand votre vue change, il faut changer de lunettes ou de lentilles », a pour sa part martelé Hubert Sagnières. « L’expérience des autres crises dans le monde, c’est qu’on plongeait, peut-être un peu moins que les autres, mais surtout on repart très vite à partir du moment où les magasins sont ouverts ».

Rédaction Btlv.fr (source AFP)