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9 avril 2020 — Production de gel hydro-alcoolique, conception et construction d’équipements médicaux sophistiqués… le Cern, qui héberge le plus grand accélérateur de particules au monde, se lance à son tour dans la bataille contre le coronavirus.

Cette organisation, qui est également le lieu où le Britannique Tim Berners-Lee a conceptualisé le World Wide Web il y a plus de 30 ans, dispose de formidables moyens scientifiques, physiques et informatiques lui permettant de contribuer à la lutte mondiale contre le coronavirus, contre lequel il n’existe pas de traitement, ni de vaccin.

Dans un communiqué, le Cern indique avoir mis sur pied un groupe d’action chargé de recenser et d’appuyer les contributions possibles des 18.000 personnes constituant sa communauté de scientifiques dans le monde.

Si le Cern (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) est à l’origine une organisation européenne, elle compte aujourd’hui Israël parmi ses membres et les Etats-Unis et la Russie parmi ses membres observateurs.

« Le Cern est un laboratoire de premier plan pour la physique des particules et des technologies associées. Il dispose de ce fait de certaines ressources, telles que des installations très avancées de conception et de réalisation de prototypes, et, naturellement, des technologies de pointe et une expertise considérable aussi bien dans les domaines de la science et de l’ingénierie que dans celui de l’industrialisation » a souligné sa directrice générale, Fabiola Gianotti.

« A présent, nous voulons déployer nos ressources et compétences pour contribuer à la lutte contre la pandémie de Covid-19 », a-t-elle annoncé, dans le communiqué.

Les projets déjà lancés sont notamment la production d’une tonne de gel hydro-alcoolique à des fins de distribution aux équipes de secours locales. Les capacités du Cern en matière d’impression 3D et de travaux d’atelier ont été déployées pour compléter la production d’équipements de protection tels que masques et barrières en plexiglas destinés aux forces de l’ordre de la région.

Des études sont en cours pour déployer la formidable capacité de calcul de la communauté de la physique des particules afin d’aider à la recherche d’un vaccin, alors que la pandémie a fait plus de 82.000 morts depuis son apparition en décembre en Chine.

Un prototype d’un nouveau respirateur a été mis au point fin mars, les scientifiques ayant eu l’idée d’utiliser les systèmes utilisés pour réguler les flux de gaz pour les détecteurs de particules. Ce respirateur pourrait être utilisé pour des patients présentant des formes peu graves, ou en phase de guérison, ce qui permettrait de libérer les machines les plus performantes pour les cas les plus graves, selon le Cern.

L’organisation entend publier toutes ses innovations de façon à ce qu’elles soient « librement reproduits selon les besoins ».

Rédaction btlv.fr (source AFP)