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CORONAVIRUS : l’Inde met en avant l’homéopathie et les médecines traditionnelles

1erfévrier 2020 — Le gouvernement indien a publié mercredi des conseils basés sur la médecine ayurvédique, les médecines traditionnelles et l’homéopathie pour combattre le nouveau coronavirus, au moment où les chercheurs sont lancés dans une course contre la montre pour mettre au point un vaccin contre la maladie qui a fait plus de 130 morts en Chine.

Le ministère chargé de la promotion des médecines traditionnelles et des médecines douces (AYUSH: Ayurveda, Yoga et Naturopathie, médecine Unani, Siddha, Sowa Rigpa et Homéopathie) a ainsi donné une liste d’huiles à base de plantes à appliquer sur la peau en onctions pour soulager les symptômes.

Il suggère également la prise d’Arsenicum album-30, un remède homéopathique, pour mieux lutter contre la contagion.

Les prises pourront être poursuivies après un mois de traitement en suivant le même protocole en cas de persistance des infections par le coronavirus, a ajouté le ministère, donnant également des conseils d’hygiène pour prévenir la diffusion du virus.

De son côté, le dalaï lama, en exil à Dharamsala en Inde, a conseillé sur Facebook à ses lecteurs préoccupés par le virus de psalmodier un mantra qui pourrait apporter une « aide » pour faire face à la situation.

L’Inde affirme disposer de savoirs et de remèdes traditionnels susceptibles de soigner tous les maux, du cancer au simple coup de froid.

Au cours des dernières années, le gouvernement indien a lancé une campagne de promotion des médecines traditionnelles, qui représentent aussi un marché de plusieurs milliards de dollars.

Le Premier ministre Narendra Modi, un pratiquant de yoga, a déclaré qu’il souhaitait voir le monde faire de l’ayurveda « un mode de vie ».

Le ministère a précisé que les traitements homéopathiques sont les principaux remèdes utilisés par 10 % de la population indienne, qui compte 1,3 milliard d’habitants avec une espérance de vie moyenne de 68,5 ans.

La médecine Unani est issue de médecines traditionnelles originaires d’Egypte, de Syrie, d’Irak, d’Iran, de Chine et d’autres pays du Moyen-Orient, selon le ministère.

Mais le ministère a bien recommandé dans le même temps aux Indiens qui craignent d’avoir été contaminés de « porter un masque et de contacter immédiatement l’hôpital le plus proche ».

Aucun cas de contamination par le nouveau coronavirus n’a été signalé en Inde.

Rédaction btlv.fr (sourceAFP)

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RETOUR SUR LA LUNE : les rayons cosmiques sont très dangereux pour la santé des astronautes !

26 septembre 2020 — La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo: le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la NASA veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.

Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l’expérience menée par l’alunisseur Chang’e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (ISS).

« Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur l’ISS », dit  Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l’université de Kiel et coauteur de l’étude. « Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois », dit-il de façon conservatrice, en précisant que cela prenait en compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour.

Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives.

La mesure se fait avec l’unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.

Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l’ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l’intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre.

Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l’atmosphère, mais cette protection s’amoindrit avec l’altitude.

« Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d’un vol entre New York et Francfort », ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.

La Nasa veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l’envoi du premier humain sur Mars.

Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d’épaisseur de sol lunaire.

rédaction btlv.fr 

2020-02-02T09:43:24+01:001 février 2020|

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