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COUSTEAU : son petit fils veut faire construire une station sous-marine de 400m2

3 août 2020 – Le petit-fils du commandant Cousteau est en train de réunir des fond pour un projet hors normes : il veut faire construire une station sous-marine habitable de près de 400m2. Elle servira également de laboratoire de recherche.

370m2. C’est la surface quasi exacte que devrait faire la station Proteus. Fabien Cousteau, le petit-fils du célèbre commandant du même nom, est à l’origine de ce projet ambitieux. Il explique sur le site du Fabien Cousteau Ocean Learning Center (FCOLC)  , qui essaye de protéger les fonds marins tout en faisant avancer la recherche, que la station qui sera placée à 18 m de profondeur devrait être composée d’un salon, une cuisine, une salle de bain, des chambres mais aussi plusieurs laboratoires pour mener différentes recherches. Elle devrait pouvoir accueillir jusqu’à 12 personnes.

FCOLC website

Crédit photo: Fabien Cousteau Ocean Learning Center website

UN PROJET AMBITIEUX ET ONÉREUX 

Le but du projet est de permettre aux chercheurs et plongeurs sur place d’avancer dans leurs recherches sans être limités par le temps que leur donnent les bouteilles d’oxygène. La station devrait nous permettre d’en apprendre plus sur les océans.

Elle devrait être construite au large d’une île des Caraïbes rattachée au Pays-Bas, Curaçao. Le projet devrait démarrer dans 3 ans mais encore faut-il réunir les 135 millions de dollars nécessaires. C’est à cela que Fabien Cousteau s’attèle pour le moment. Il décrit son projet comme un hommage à son grand père qui, en son temps, s’était lancé dans la création d’habitacles bien plus petits que ce qu’envisage Fabien, mais qui avaient été immergés jusqu’à 100 mètres de profondeurs.

Margaux Naudin (Rédaction btlv.fr)

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RETOUR SUR LA LUNE : les rayons cosmiques sont très dangereux pour la santé des astronautes !

26 septembre 2020 — La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo: le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la NASA veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.

Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l’expérience menée par l’alunisseur Chang’e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (ISS).

« Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur l’ISS », dit  Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l’université de Kiel et coauteur de l’étude. « Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois », dit-il de façon conservatrice, en précisant que cela prenait en compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour.

Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives.

La mesure se fait avec l’unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.

Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l’ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l’intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre.

Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l’atmosphère, mais cette protection s’amoindrit avec l’altitude.

« Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d’un vol entre New York et Francfort », ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.

La Nasa veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l’envoi du premier humain sur Mars.

Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d’épaisseur de sol lunaire.

rédaction btlv.fr 

2020-08-05T17:53:06+02:003 août 2020|

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