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(CRYOGÉNIE) Une créature arctique ressuscitée après avoir été gelée pendant 24 000 ans

9 juin 2021 — Tous les fans de films d’horreur le savent, la découverte d’une bactérie en arctique, jusqu’ici congelée, n’annonce pas de bonnes nouvelles. Semblable à un tel scénario, des scientifiques ont réussi à faire revivre une ancienne créature multicellulaire qui avait été gelée dans la glace de l’Arctique au cours des 24 000 dernières années. Selon un communiqué de presse  (ndr : article en anglais) les chercheurs d’un laboratoire Russe ont réussi, à l’aide d’un forage effectué au fin fond de la Sibérie et à partir d’un morceau de pergélisol, à décongeler le rotifère bdelloïde, un petit organisme réputé pour sa capacité à survivre dans des conditions extrêmes. Une fois revenue à la vie, la créature a ensuite pu se reproduire par le biais d’un processus asexué connu sous le nom de parthénogenèse.

« Le point à retenir est qu’un organisme multicellulaire peut être congelé et stocké ainsi pendant des milliers d’années, puis revenir à la vie », a déclaré Stas Malavin du Centre scientifique Pushchino pour la recherche biologique. Rappelant qu’une telle expérience

est « le rêve de nombreux écrivains de science-fiction », il a averti que « plus l’organisme est complexe, plus il est difficile de le conserver vivant congelé et, que pour les mammifères, cette opération est actuellement impossible ». Malgré tout, le scientifique a également reconnu que la recherche sur les rotifères est un « grand pas en avant » car elle permet d’envisager « le passage d’un organisme unicellulaire à un organisme doté d’un intestin et d’un cerveau ».

COMMENT EST-CE POSSIBLE ?

Alors que les scientifiques ont peut-être établi que la créature microscopique peut survivre à la congélation pendant des milliers d’années, la question la plus mystérieuse qui reste sans réponse est de savoir comment cela est possible. Une question qui encourage les chercheurs Russes à poursuivre leurs recherches sur les rotifères dans l’espoir de déterminer ce qui lui permet de protéger ses cellules et ses organes lorsqu’ils sont soumis à des températures aussi extrêmes pendant de longues périodes. Des réponses dans l’espoir, de peut-être un jour, les appliquer à des organismes beaucoup plus gros, et en particulier les humains.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

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(ASTRONOMIE) Une étoile clignote au centre de notre galaxie

14 juin 2021 – A première vue, on pourrait penser que le phénomène n’a rien de véritablement inédit, et a déjà été répertorié à plusieurs reprises ; en effet, des étoiles dont la luminosité varie, cela existe et ce n’est plus tout à fait une nouveauté.

Pourtant une étoile en particulier, baptisée “VVV-WIT-08”, par les astronomes ne ressemble pas à ces premiers cas déjà recensés. Ce mystérieux astre à été repéré par des chercheurs de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, en étudiant les données enregistrées par le télescope Vista, de l’Observatoire européen austral (ESO), basé au Chili. D’ailleurs, ce télescope sert spécifiquement à observer près d’un milliard d’étoiles, dans le but d’y repérer d’éventuelles variations de luminosité. « Parfois, nous trouvons des étoiles variables qui n’entrent dans aucune catégorie établie. Nous les surnommons les objets “WIT” », explique, dans un communiqué, Philip Lucas qui est chercheur à l’Université d’Hertfordshire, au  Royaume-Uni.

Et pour cause, les astronomes ont observé la luminosité de l’étoile VVV-WIT-08 diminué de 97% pourcent ! Une quasi disparition, mais de courte durée, puisque quelques semaines plus tard, l’étoile réapparaissait, aussi brillante que d’habitude.

UNE NOUVELLE CLASSE D’ÉTOILES

Pour tenter d’expliquer cette perte de luminosité brutale et soudaine, de l’étoile VVV-WIT-08, les scientifiques ont étudié plusieurs pistes…

A partir de ces hypothèses, les scientifiques ont tout d’abord pensé qu’un objet sombre avait pu passer devant l’étoile, bloquant ainsi les rayons émis par VVV-WIT-08 ; une piste appuyée par le fait que l’astre se trouve dans une région assez dense de notre galaxie, au centre de la Voie lactée.

Une première théorie mise à l’écart par la suite, lorsque des simulations ont permis aux chercheurs de s’apercevoir qu’il faudrait que le nombre d’objets volants au sein de notre galaxie soit bien plus important, afin d’en arriver à un tel résultat.

Désormais, les scientifiques s’intéressent à une nouvelle, qu’ils jugent plus probable. Pour eux, VVV-WIT-08 appartient certainement à une nouvelle classe, parmi le système des étoiles binaires une nouvelle catégorie désormais désignés comme “géantes clignotantes”.

Selon les chercheurs ces nouvelles géantes clignotantes sont donc des étoiles géantes, en moyenne 100 fois plus grande que notre Soleil, mais qui malgré leurs tailles, se font tout de même éclipser de temps en temps, environ une fois sur plusieurs décennies, par un autre astre pour le moment indéterminé. Il pourrait aussi bien s’agir d’une seconde étoile, que d’une planète dont le disque opaque parviendrait à éclipser des géantes clignotantes, comme VVV-WIT-08.

Samuel Agutter (rédaction bltv.fr)

2021-06-09T16:19:04+02:009 juin 2021|

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