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(CULTURE) Cette nouvelle émission de télé va réveiller les morts !

21 avril 2021 – L’émission s’intitulera “Hôtel du temps”, et sera présentée par l’animateur Thierry Ardisson, sur la chaîne France 3… Le concept ?

Réaliser des interviews de grandes stars décédées, le tout, grâce aux effets spéciaux ; pour évoquer avec elles, leur carrière ou leurs engagements personnels. En bref, ressusciter les morts.

DES INTERVIEWS FICTIONS

Les interviews de l’Hôtel du temps, seront bien sûr fictives, Thierry Ardisson affirme d’ailleurs qu’elles seront réalisées en se servant de vraies déclarations tenues par les célébrités défuntes. Le tout, illustré par des effets spéciaux, comme avec la technique innovante du “Face Retriever », qui serait encore plus efficace que les désormais célèbres deepfakes, hypertrucage en bon français, tels qu’utilisés dans l’émission d’imitation “C’est Canteloup”, sur TF1.

DES DEEP-FAKES AMÉLIORÉS 

Cette méthode du face retriever est un concept inédit, entièrement pensé pour l’émission Hôtel du temps.

Plus concrètement, son fonctionnement repose sur la technologie, deepfake, mais va un peu plus loin. En effet, pour réaliser une interview, l’émission fera appel à deux personnes : un comédien pour le physique et la personnalité de la célébrité interviewée ; et un imitateur, qui s’assurera de reproduire une voix, la plus proche possible de la star censée être présente.

UN PROJET LONG ET COÛTEUX

Le projet de l’hôtel du temps, est aussi ambitieux que coûteux, en effet, selon le Parisien, le budget de l’émission serait proche des 600 000 euros. Un premier numéro, avec pour invité, Jean Gabin, pour lequel il aura fallu près de deux ans de préparation, avant de pouvoir commencer à tourner.

Un concept d’émission auquel songeait Thierry Ardisson, depuis longtemps. L’animateur a pu s’y consacrer pleinement, après son départ de la chaîne C8, en 2019.

Avant d’arriver sur France 3, l’émission avait été proposée à la diffusion, aux deux plus grandes plateformes de streaming légal Netflix, et Amazon Prime Video, sans succès. C’est finalement le groupe France Télévision, qui s’est laissé convaincre par l’originalité du concept.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-21T21:02:24+02:0021 avril 2021|

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