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(DÉCOUVERTE) Des centaines de Triops apparaissent en Arizona

11 octobre 2021 – Après de fortes pluies, des centaines de Triops ont fait leur apparition l’été dernier sur le site archéologique de Wupatki, une région désertique de l’Arizona. Ces étranges organismes à trois yeux ne vivent que trois mois. 

Les Triops descendent de crustacés de la période dévonienne, qui vivaient il y a 419 millions à 359 millions d’années. Malgré le temps qui passe, l’apparence de ces bêtes n’a pas changé. Cela leur vaut d’ailleurs le surnom de « fossiles vivants », bien que cela soit inexact : même si leur physique a très peu changé, l’espèce a malgré tout évolué génétiquement.

Ils ne dépassent pas les quatre centimètres et sont pourvus de trois yeux, dont l’un détecte la lumière. Justement, « Triops » veut dire « trois yeux » en Grec. Habituellement, ils se reproduisent sexuellement pour féconder des œufs, mais s’ils ne sont pas assez, ils peuvent changer de sexe : ils sont hermaphrodites. Selon les scientifiques, la pluie aurait justement “réveillé” ces œufs qui étaient restés en sommeil depuis des dizaines d’années.

C’est ainsi qu’au mois de juillet, des centaines de ces crustacés ont vu le jour après des pluies torrentielles. Un étang s’était créé. Au début, les touristes pensaient que c’était de simples têtards. Le personnel du site a ensuite pensé à des crapauds qui étaient venus pondre leurs œufs. Lauren Carter, qui travaille au monument national de Wupatki, a pu identifier ce qu’elle voyait grâce à son expérience au parc national de Petrified Forest, toujours en Arizona.  

Hélas, les Triops n’ont pas fait long feu. Leur durée de vie est déjà très limitée, seulement de 90 jours. Mais de toute façon, ils ont surtout servi de repas pour les oiseaux de la région.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-10-11T17:12:04+02:0011 octobre 2021|

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