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11 juin 2020 – Si la Colombie est connue pour abriter la Coca, la plante dont on tire la cocaïne, c’est aussi et surtout un immense jardin à ciel ouvert avec la plus grande diversité biologique au monde juste derrière le Brésil. C’est dans cet Eden végétal que l’on vient de découvrir une nouvelle espèce de plante appelée “frailejón” de la famille des Asteraceae, endémique du “páramo” des Andes et inconnue jusqu’ici.

Si elle ne risque pas d’intéresser les producteurs de drogues, ses propriétés en revanche sont essentielles pour la région. D’après les chercheurs, cette nouvelle espèce de plante peut s’avérer une alliée dans la préservation de l’eau de celle-ci ! Habitué aux zones très humides de haute montagne des régions équatoriales, le frailejón ou Espeletia souffre du dérèglement climatique et du tourisme qui a fait un bond en Colombie notamment en raison des accords de paix passés avec les Farc en 2016.

Menée par des biologistes de l’Université Nationale de Colombie, une étude vient d’être publiée dans PhytoAxa, et nous alerte sur les problèmes auxquels est confrontée cette nouvelle espèce de plantes.

Crédit Photo Wikimedia Commons

DES FEUILLES CHARNUES

Selon les spécialistes, ce sont les feuilles charnues du frailejón qui retiennent l’eau. Mesurant jusqu’à 1,20 m et posée sur un tronc épais, si elle peut résister à de fortes variations de climat, l’espèce est tout de même menacée. C’est ce qui inquiète les biologistes, car cette plante joue un rôle important dans le débit des rivières et des torrents. Elle a la capacité à retenir naturellement l’eau de la brume et des nuages. Lors de la journée mondiale de l’environnement qui s’est tenue en Colombie le 5 juin dernier, des chercheurs ont annoncé qu’il ne restait plus que 300 et 400 spécimens de ce frailejón Espeletia Restricta.

Après les balles des fusils, celle de la préservation de l’environnement est maintenant entre les mains des principaux acteurs de la région avec cette question : arriveront-ils à appuyer sur la gâchette de l’environnement ? Une question essentielle quand on connait le rôle primordial des plantes sur notre quotidien comme le rappelait le spécialiste François Couplan interrogé récemment sur btlv.fr dans « En aparté » par Sandrine Chopin. Un entretien à découvrir en cliquant ici.

Bob Bellanca (source PhytoAxa)