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DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE : 2 mois de confinement par an pour sauver la planète

23 mai 2020 — S’il y aura surement de nombreuses leçons à tirer de la crise sanitaire dû au Coronavirus, on peut déjà noter son effet sur la pollution et par ricochet sur le climat. Une étude publiée dans la revue Nature Climate Change le 19 mai 2020 a fait les calculs. L’arrêt brutal de l’économie a permis d’obtenir une diminution de 8,6 % des émissions de CO2 à l’échelle de la planète. S’il s’agit d’une baisse historique, les analyses montrent que celle-ci fut engendrée par la diminution du trafic routier, aérien et par l’arrêt de très nombreuses usines. Il est à noter que dans tous les pays, les émissions quotidiennes de CO2 ont baissé de 26 % en moyenne durant le confinement avec un pic autour du 7 avril. En France, elle fut à son maximum le 20 mars et de 34%. C’est ce que révèle l’étude menée par Corinne Le Quéré, climatologue à l’Université d’East Angliaau Royaume-Uni. Entre le 1er janvier et le 30 avril, la crise économique liée au coronavirus a généré une baisse de 8,6 % des émissions mondiales de CO2. La diminution du trafic routier de 36 % et celle du trafic aérien de 60 % ont permis une baisse de 1,048 milliards de tonnes de CO2 par rapport à la même période en 2019. Idem pour le secteur de l’industrie et de l’électricité qui ont baissé respectivement de 7,4 % et 19 %.

LE CLASSEMENT MONDIAL

Les deux pays qui enregistrent les baisses les plus importantes sont les USA avec -31,6% et la Chine avec -23,9%. Les États-Unis étant le pays le plus touché par la Covid-19, c’est pourtant la Chine qui remporte, en terme de volume, l’Oscar de la baisse des émissions de CO2 avec 242 millions de tonnes de CO2 en moins. Des chiffres qui poussent à la réflexion suivante : Et si nous confinions le monde 2 mois par an ? En 2020, les scientifiques sont certains que le confinement que nous venons de subir sera à l’origine d’une baisse comprise entre 4 et 7 %. C’est la baisse que nous devrions engendrer tous les ans jusqu’en 2030 pour atteindre l’objectif de l’accord sur le climat de Paris de 2015. C’est ce pense la climatologue Corinne Le Quéré qui rappelle que l’objectif à atteindre est la limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Malgré tout, le confinement à deux mois par an dans chaque pays reste une utopie. Il sera impossible d’obliger les gens à rester chez eux, les entreprises à ne plus produire, et les commerces à fermer. Et c’est ici tout le challenge qui s’offre à nous. Quelles sont les solutions industrielles et économiques à mettre en place pour diminuer les émissions sans que nous soyons à nouveau assignés à résidence ?

Bob Bellanca (source Nature Climate Change)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-06-21T16:54:21+02:0023 mai 2020|

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