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DINOSAURES : eux aussi pouvaient avoir un cancer ?

4 août 2020 – Pour la première fois, une association de chercheurs a trouvé un cancer dit « malin » chez un dinosaure.

Vous n’y aviez peut-être pas pensé, nous non plus pour être tout à fait honnête. Mais l’idée qu’un dinosaure puisse avoir un cancer ne semble pas folle. Cela vient même d’être confirmé par une association de chercheurs du Royal Ontarion Museum et de la McMaster University.

OSTÉOSARCOME DU CENTROSAURUS APERTUS

Les chercheurs canadiens se sont intéressés aux os d’un Centrosaurus Apertus, un spécimen datant du crétacé. Celui-ci avait été découvert il y a un peu plus de 30 ans dans la région d’Alberta au Canada et présentait une déformation au niveau de l’extrémité du péroné.

La déduction faite au premier abord par les scientifiques était celle d’une fracture mal résorbée ou en cours de guérison, mais les récentes analyses ont prouvées qu’il s’agissait d’un cancer malin que l’Homme connait bien : l’ostéosarcome.

Des coupes fines du péroné ont été analysées au microscope, puis comparées avec d’autre d’un spécimen en bonne santé et enfin avec d’autres provenant d’un humain souffrant de ce cancer. La théorie a donc été validée.

UNE PREMIÈRE EN LA MATIÈRE

C’est la première fois que l’on fait ce genre de diagnostique sur un dinosaure, même si des chercheurs allemands avaient déjà identifié des tumeurs malignes chez un autre dinosaure.

Pour autant, ce n’est pas le cancer qui a tué ce dinosaure, expliquent les chercheurs dans la revue The Lancet Oncology. Il a été retrouvé parmi plusieurs autres congénères de la même espèce qui indique qu’il s’agissait d’un troupeau. La théorie privilégiée et celle de l’inondation qui aurait tué la totalité du troupeau.

Margaux Naudin (Rédaction btlv.fr)

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RETOUR SUR LA LUNE : les rayons cosmiques sont très dangereux pour la santé des astronautes !

26 septembre 2020 — La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo: le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la NASA veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.

Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l’expérience menée par l’alunisseur Chang’e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (ISS).

« Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur l’ISS », dit  Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l’université de Kiel et coauteur de l’étude. « Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois », dit-il de façon conservatrice, en précisant que cela prenait en compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour.

Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives.

La mesure se fait avec l’unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.

Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l’ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l’intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre.

Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l’atmosphère, mais cette protection s’amoindrit avec l’altitude.

« Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d’un vol entre New York et Francfort », ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.

La Nasa veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l’envoi du premier humain sur Mars.

Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d’épaisseur de sol lunaire.

rédaction btlv.fr 

2020-08-05T17:46:13+02:004 août 2020|

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