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(ÉCOLOGIE) Les insectes pourraient sauver le monde

14 octobre 2020 – les fruits de terre seraient une nourriture saine et écologique. L’entomophagie, le fait de manger des insectes, est une pratique millénaire qui revient au goût du jour.

UN ALIMENT ÉCONOMIQUE ET ÉCOLOGIQUE

Nous pourrions être 9 milliards de personnes en 2050. La production alimentaire pour l’être humain telle qu’elle est aujourd’hui ne serait pas compatible avec une écologie saine et durable. Les insectes émettent moins de gaz à effet de serre et d’ammoniac que dans les élevages classiques. De plus, ils peuvent être cultivés avec comme nourriture, des déchets organiques. Un autre avantage, les grillons, par exemple, ont besoin de six fois moins de nourriture que les bovins, quatre fois moins que les moutons et deux fois moins que les porcs et les poulets pour produire la même quantité de protéines. Les divers avantages sont colossaux écologiquement et économiquement.

QUELLES QUALITÉS NUTRITIONNELLES ?

Les insectes sont une source potentielle de nourriture pour les humains et pour les animaux, car ils contiennent des protéines, quelques vitamines et des acides aminés. Ils peuvent donc être intégrés de façon transforme ou non en complément et/ ou remplacement d’autres aliments. Le docteur Jérôme Bernard-Pellet (médecine nutritionniste) estime qu’il n’y a pas assez d’études pour connaître les éventuels effets secondaires ( allergie, contamination par d’éventuels parasites…) dans la consommation d’insectes comestibles. Il précise que les insectes ne sont pas aussi nutritifs que les légumines et pense que d’autres applications sont à développer en ce qui concerne l’exploitation des insectes, par exemple : l’alimentation animale.

LES INSECTES CONSOMMÉS DEPUIS 9 000 ANS

Certaines peintures et sculptures montrent que cette pratique existe depuis 9000 ans. Pour l’Europe, les premières allusions à l’entomophagie datent de la Grèce antique. Aristote parlait de consommation de cigales dans l’histoire des animaux (384 – 322 av. J.-C.). Diodorus de Sicile (200 ans avant J.-C.) indiquait que les Éthiopiens mangeaient des sauterelles et des criquets. En Rome antique, Pline l’Ancient parlait de la consommation de larves de coléoptères. Le recueil de médecine chinoise Bencao gangmun de Li Shizhen (dynastie Ming, 1368 – 1644) stipule également l’entomophagie. Au néolithique avec la sédentarisation, c’est l’élevage de grands mammifères qui fut une solution pour nourrir les populations.

Comme dans l’antiquité, la cuisine contemporaine considère les insectes comestibles comme un produit haut de gamme comme certaines denrées exotiques.

QUELS INSECTES COMESTIBLES ?

Voici une liste des insectes les plus consommés :

Les scarabées (31 %), les chenilles (18 %), les abeilles, les guêpes et les fourmis (14 %), les sauterelles, les criquets et les grillons (13 %), les cigales, les cochenilles et les punaises (10 %), les termites (3 %) et les libellules (3 %)

Après la pêche aux moules, sortez vos filets pour aller à la chasse aux insectes, en attendant que les études donnent le feu vert à la production intensive pour l’homme. Certaines sociétés, déjà, produisent des insectes pour les animaux et l’agriculture. Voir l’article concernant la start-up Française Ynsect.

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(SCIENCE) Et si une entité nous avait laissé un message codé sur la création de l’Univers ?

3 décembre — Ne lisez pas cet article, vous risquez d’avoir mal à la tête. Beaucoup trop de questions métaphysiques nous hantent tout au long de notre vie. Des questions lancinantes qui n’auront certainement jamais de réponse, comme par exemple : qui a créé l’Univers ?

Pourtant, il y a un scientifique qui va peut-être nous apporter un début de réponse, car il aurait découvert un message laissé par une entité intelligente !

En 2006, les physiciens Stephen Hsu et  Anthony Zee avaient suggéré que s’il y avait un grand créateur, il aurait sans doute encodé un message dans Le fond diffus cosmologique (FDC), c’est-à-dire au moment où le premier rayonnement de lumière est apparu.

Les deux scientifiques tentaient de répondre à la question scientifique, en se demandant quel pourrait être le support du message et son sens.

L’astrophysicien Michael Hippke, de l’observatoire de Sonneberg en Allemagne, vient de  rechercher ce message en traduisant le fond diffus cosmologique en lecture binaire.

Voici les 500 premiers bits du «message» qu’il a trouvé. Les valeurs en noir étaient identiques dans les ensembles de données Planck et WMAP et sont censées être exactes avec une probabilité de 90%. Les valeurs rouges sont rejetées; Hippke a choisi les valeurs de Planck, et elles sont précises avec seulement 60% de probabilité, mais pour le moment le message recueilli n’a aucun sens.

L’article d’Hippke décrivant ses méthodes et ses résultats a été publié  sur le serveur arXiv (ce qui signifie qu’il n’a pas encore été revu par d’autres scientifiques) l’article comprend également la base de données extraite en bits afin que d’autres parties intéressées scientifiques puissent l’examiner.

LES ARCHIVES DE L’UNIVERS

Le fond diffus cosmologique est une trace incroyable de l’univers primitif. Il date d’environ 380 000 ans après le Big Bang. Avant cela, l’univers était complètement sombre et opaque, chaud et dense, de sorte que les atomes ne pouvaient tout simplement pas se former. Les protons et les électrons volaient sous forme de plasma ionisé.

Au fur et à mesure que l’univers se refroidissait et se développait, ces protons et électrons  se sont combinés pour former des atomes d’hydrogène neutres – un processus que nous appelons aujourd’hui «l’ère de la recombinaison». L’espace est devenu clair et, pour la première fois, la lumière a pu s’y déplacer librement.

Cette première lumière peut encore être trouvée aujourd’hui. Bien que le rayonnement soit très faible, il couvre tout l’espace connu. En raison de cette omniprésence, les physiciens théoriciens Stephen Xu de l’Université de l’Oregon et Anthony Zee de l’Université de Californie à Santa Barbara, ont soutenu – purement en théorie – que le rayonnement originel pourrait être un «panneau d’affichage» idéal avec un message visible par tous les êtres suffisamment évolués dans l’univers. Ils ont émis l’hypothèse que le message binaire pouvait être codé en changements de températures.

UNE NOUVELLE INTERPRÉTATION DES DONNÉES

C’est à partir de ce modèle que Michael Hippke a essayé de trouver la solution en utilisant de nouvelles données. Il a constaté que les affirmations des scientifiques posaient plusieurs problèmes. Premièrement, le FDC est toujours en train de refroidir. Initialement, sa température était d’environ 3000 Kelvin; maintenant, 13,4 milliards d’années plus tard, ce n’est que 2,7 Kelvin. Au fur et à mesure que l’univers vieillit, le FDC finira par devenir indétectable. Après environ 10 duodécillions d’années, il devrait disparaitre.

Le satellite Planck et la sonde Wilkinson Microwave Anisotropy (WMAP) ont observé et enregistré les variations de températures ? dans le FDC. C’est à partir de ces ensembles de données que Michael Hippke a recueilli  les informations,  et ainsi a pu comparer les résultats de chaque ensemble de données pour trouver les bits correspondants.

À la suite de nombreuses recherches sur les données, le scientifique a été contraint d’admettre que le rayonnement originel ne cache aucun message (du moins dans le système binaire). Cependant, ce n’est pas en soi une preuve de l’existence d’un Créateur conditionnel ou de son absence – cela prouve seulement que l’hypothèse s’est avérée fausse.

On sait que le FDC transporte en une grande quantité de données sur la structure et la nature du cosmos. Peut-être que cette recherche, à l’avenir, deviendra la base de travaux de recherches sur la compréhension de la création de l’Univers.

Pour en savoir un peu plus, vous pouvez regarder en replay l’interview qu’a accordé Jean-Pierre Luminet  (astrophysicien) à Bob Bellanca ou encore les émissions avec les frères Bogdanov (réservé aux abonnés).

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-10-15T14:27:48+02:0015 octobre 2020|

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