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(ÉCOLOGIE) Le changement climatique expose le Kilimandjaro aux incendies

15 octobre 2020 – Le feu qui s’est déclaré dimanche dernier est toujours en cours aujourd’hui.

« Le mont Kilimandjaro est en feu », titrent les journaux, car l’inquiétude est forte pour l’équilibre écologique de ce volcan emblématique. Depuis plusieurs années, les scientifiques s’alarment sur les conséquences du changement climatique et de la fonte de ses neiges, qui semblent de moins en moins éternelles.

Les feux y sont de plus en plus fréquents en raison de la hausse de l’activité humaine et de l’exploitation forestière illégale de la zone entourant la montagne.

C’est près de 500 volontaires, pompiers, mais aussi étudiants et villageois qui sont parvenus à limiter la propagation du feu sur la plus haute montagne d’Afrique, alors que les flammes, visibles à des kilomètres de distance, se multipliaient sur le sommet. La zone connue sous le nom de colline Kifunika brûlerait encore.

Les causes de l’incendie sont toujours inconnues à ce stade, mais il pourrait provenir d’un campement de grimpeurs qui tentaient de gravir le mont.

À L’IMPACT ÉCOLOGIQUE S’AJOUTENT LES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES

Un tel incendie pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’économie de la région, qui dépend principalement du tourisme. « Le feu s’est déclaré à la fin de la saison d’escalade, et s’il continue de se propager, il affectera toutes les activités touristiques du Kilimandjaro et aucun grimpeur ne pourra s’y rendre », conclut Daniel Mjema, une journaliste locale interrogée par The Guardian.

Le Kilimandjaro dont l’altitude s’élève 5 845 mètres est situé entre la Tanzanie et le Kenya. Les deux pays dépendent donc de l’activité du site qui est escaladé chaque année par plus de 50 000 touristes.

Carine Privard (rédaction btlv.fr)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-10-16T11:27:33+02:0015 octobre 2020|

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